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Le blog de la galerie

29 mai 2006

La chine en Nouvelle Zelande...

Par Joël, lundi 29 mai 2006 à 12:51 dans Terre-cuites chinoises

Anthony J. Allen est un des plus grands spécialistes d'antiquités chinoises de l'hémisphère sud et, en tous cas, un de mes fournisseurs favoris en matière de terre-cuites.

Ses livres sur les minqui ou sur les bronzes, font également référence dans le monde entier.

Ses parents et grand-parents ont emmagasiné au cours des dernières décennies une quantité astronomique de pièces et aujourd'hui il écoule une partie de son stock sur Internet, depuis Auckland en Nouvelle Zélande où il réside; ses recherches l'amènent encore en Chine mais, compte tenu des difficultés à « sortir » maintenant des pièces significatives, il se fournit régulièrement à Hong Kong qui bénéficie d'une passerelle avec la grande soeur....

Pour avoir fait tester certaines pièces qui ne l'avaient pas été, je peux dire que toutes les terre-cuites de ma collection qui viennent de chez lui ont été confirmées comme datant de l'époque annonçée.

Son site : Allen's antiques

26 mai 2006

Enchères à MONTAUBAN

Par Joël, vendredi 26 mai 2006 à 10:38 dans Art divers

La Société France Enchères Art, gérée par Robert FERAUD, Commissaire-priseur, organise à l'Hôtel des ventes de MONTAUBAN, 2 fois par an, une vente d'arts d'asie.

Traditionnellement on y retrouve des estampes, des netsuke et okimono, des pièces d'archéologie, des armes, des bronzes et cloisonnés, des porcelaines, des tabatières et pipes à opium, des pierres dures et bijoux et, enfin, divers objets ethniques.

Les ventes ont lieu le dimanche et les objets sont exposés dès le vendredi; on peut les voir , les toucher, poser des questions à l'expert et...rêver !

La salle est petite, en général il y a peu de monde, des curieux qui viennent spécialement pour une pièce, mais aussi des professionnels et des collectionneurs.

Le personnel de l'étude est disponible et dévoué, le commissaire-priseur a quelques traits d'humour entre 2 coups de marteaux, l'expert, agréé auprès de la Cour d'appel de Versailles, est sympathique, l'ambiance décontractée; on est loin de l'excitation des salles de Drouot...

La dernière vente a eu lieu dimanche dernier.

Sur l'estrade, le commissaire-priseur, à sa droite l'expert, à sa gauche la collaboratice qui tient les comptes...

Je me suis mis au fond de la pièce, comme toujours...un « truc » pour mieux surveiller les enchérisseurs, juger du meilleur moment pour lever la main et avoir un oeil sur le préposé au téléphone pour ceux qui enchérissent comme ça...

« Bonjour mesdames, messieurs, un peu de silence s'il vous plaît, nous allons commencer la vente, je vous rappelle les règles....les frais sont de 17,90%... »

Et les objets défilent, adjugés ou retirés s'il n'y a pas de preneur...

« C'est le monsieur au tee-shirt noir, au fond à gauche...non, la dame blonde au 2ème rang à droite, c'est à vous...une fois, deux fois... »

Le rythme cardiaque s'accélère...

« Ah c'est le monsieur au tee-shirt qui reprend la main...une fois, deux fois...plus personne?... »

L'adrénaline monte...

« ...trois fois, adjugé à vous monsieur !... »

Moment intense de plaisir où le marteau frappe le bureau et où l'objet convoité rejoint vos genoux...

« Signez le chèque sans le remplir...merci monsieur... »

Avec le sourire de l'hôtesse en plus...

Pas de grosses folies dimanche...

Estampe de KUNYAKI 19ème siècle, Oban-Taté-é, signée et datée de 1861, représentant 3 Oiran (courtisanes de haut rang) et leur kamuro (serviteur).
Pot à gingembre en porcelaine avec masques de taotie (symbole religieux ou emblème clanique) et décor de dragons impériaux à la poursuite de la perle sacrée.
Paire de lions fantastiques en terre cuite à glacure céladon, pièces placées à l'extrémité des escaliers des temples.
GANTHA, cloche de monastère en bronze à patine de fouilles, agrémentée de 4 éléphants en partie basse et de 4 Nat sur la prise mobile.
Paire de vases dits "balustres" en porcelaine avec masques de taotié et décor vert de chidoris parmi les bambous, hauteur 62cm.

23 mai 2006

L'Orangerie, les nymphéas et MAJOS

Par Joël, mardi 23 mai 2006 à 08:48 dans Peintures contemporaines

Le musée de l'Orangerie, fermé depuis 1999 pour effectuer d'importants travaux de rénovation, a réouvert ses portes au public le 17 mai 2006.

Je pense que je ne manquerais pas d'y aller dès que possible, d'abord parce qu'il y aura les peintures de la Collection Jean WALTER et Paul GUILLAUME (Cézanne, Renoir, Matisse, Utrillo, Picasso etc...) et surtout parce que j'ai envie de revoir les Nymphéas de MONET.

Tout le monde sait en effet que cette ancienne orangerie du Second Empire abrite le grand ensemble mural réalisé par MONET, les Nymphéas, sur l'insistance de CLEMENCEAU et j'espère que les travaux auront permis de mettre en valeur cette superbe ode à la nature.

Lors d'un dernier voyage à Saïgon, je m'étais fait peindre un tableau des nymphéas; il faut savoir qu'en une nuit, sur présentation d'une carte postale par exemple, il vous est possible de faire reproduire un tableau ; de nombreux jeunes « artistes », tassés dans une minuscule pièce, travaillent en effet toute la nuit pour reproduire l'oeuvre que vous souhaitez voir copier -ils reproduisent surtout les tableaux expressionnistes et les oeuvres du colombien BOTERO qui, lui aussi, a une belle côte-, bien sûr dans une dimension différente de l'original et sans la signature!

J'avoue que compte tenu du prix, dérisoire, vous pouvez repartir avec un tableau sympathique... quand il est sec ..., et étonner vos amis à votre retour en France.

Sans aller spécialement à Saïgon et si vous aimez les nymphéas, vous pouvez également acquérir à un prix tout à fait abordable une oeuvre originale de Jacques MAJOS, peintre attachant et intéressant installé en Isère.
Son site :c'est ici

20 mai 2006

Le Graffiti et l'érotisme (3)

Par Joël, samedi 20 mai 2006 à 08:19 dans Art divers

Il existe plusieurs manières pour les graffeurs d'attirer le regard voire l'attention.

Le lien commun est d'abord la couleur et c'est bien pour ça que les griffiti m'attirent.

J'ai d'abord pesté, comme tout le monde, sur ces hiéroglyphes indigestes qui, à la sauvette, ont rempli les murs (en général, sans mode d'emploi pour décrypter si tant est qu'il y ait à comprendre...) et j'en profite pour remercier les services municipaux d'avoir pris les mesures nécessaires pour remettre gracieusement la façade de mon bureau en état !

Une autre manière est de provoquer.

Et ça, j'aime aussi !

C'est en 1993 que MISS VAN (Vanessa) a commencé à peindre ses poupées sur les murs de Toulouse.

KAT, FAFI et PLUME, qui fondent le crew HANKY PANKY GIRLS, emboîtent le pas et toutes ces demoiselles, au début plutôt sages, deviennent plus matures et donc (?) plus coquines et plus suggestives en exprimant, à leur façon, leur féminité : formes pulpeuses des personnages, traçé harmonieux des lettres, jeu des couleurs...

Ca se remarque et le but a vraisemblablement été atteint, avec talent et sans provoquer, je l'espère, trop d'accidents de la circulation...

18 mai 2006

Le Graffiti et Toulouse (2)

Par Joël, jeudi 18 mai 2006 à 06:51 dans Art divers

Toulouse, la ville dite « rose »- je dirais plûtot rouge et noire - a une activité graffitique des plus vivantes.

Le mouvement remonte à 1986 et, dès le début, la ville attire des graffeurs de renommée internationale; la production est d'un bon niveau, teintée d'une forte influence new-yorkaise.

Certains groupes (crews) utilisent de faux permis et le mouvement s'étend, en même temps que la technique s'améliore, sur des quartiers entiers : bâtiments, usines, chantiers et ...trains ; le quartier Arnaud Bernard, puis les Ponts Jumeaux et les bords du canal, le long du boulevard de Suisse, deviennent des endroits privilégiès pour les graffeurs et les taggeurs, avec la bienveillante neutralité des autorités..

C'est l'arrivée des filles avec MISS VAN, licenciée en arts plastiques, et ses chipies, de FAFI, KAT et PLUME qui fondent en 1998 le crew HPG : le centre ville se colore de ravissantes poupées pulpeuses et provocantes.

En 2000, la Municipalité se fâche, et porte plainte dès qu'un édifice public est endommagé; chaque fois qu'ils sont identifiés, les tagueurs sont condamnés.
Grande avançée quand même : un arrêté municipal permet à la Mairie de procéder d'office et à ses frais à la remise en état des murs et façades souillées; Car, malheureusement, il n'y a pas que des oeuvres d'art sur les murs ...

Et donc aujourd'hui, le tag, chassé dans la rue, prend de la hauteur sur les toits...

Encore que les gens ont pris conscience de la différence entre graph et tag : le graph, qu'on aime ou qu'on aime pas, on tolère car il s'agit d'une vraie création artistique, doublée d'un bon moyen de communication.

Certains, comme TRUSKOOL, organisent des ateliers de graffiti pour les jeunes en collaboration avec les services de la jeunesse; le groupe est à la fois influent et respecté bien qu'il graffe souvent dans l'illégalité et son activité dépasse aujourd'hui l'héxagone puisqu'il intervient également à New-York, en conceptualisant son propre graphisme.

MISS VAN a créé sa ligne de prêt à porter, SOONE collabore avec la marque Bullrot, TRUSKOOL a passé des contrats avec Adidas.

Le graffiti devient donc buisiness pour les meilleurs et, après tout, tant mieux si cette forme d'expression permet la reconnaissance des artistes de leur vivant...

Dans la dernière partie à venir, surtout des photos, prises à partir d'originaux réalisés par des femmes, notamment FAFI -j'adore- avec un peu d'érotisme...chutt...

16 mai 2006

Le Graffiti et l'Art (1)

Par Joël, mardi 16 mai 2006 à 07:06 dans Art divers

Le Graffiti est incontestablement un Art, bien qu'il soit souvent mal perçu par la Société, certainement à cause de son support (les murs) ou bien parce qu'il est sanctionné pénalement.

Certains d'ailleurs préfèrent parler de Culture urbaine plutot que de parler d'Art.

Pour être clair, et parce que de temps en temps il faut bien que je me souvienne que je suis aussi juriste, je rappelerais d'abord les dispositions du nouveau Code pénal :
« le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 25 000F d'amende lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger. Cette peine peut être portée à 50 000F ou 100 000F si les dégradations sont, par exemple, opérées en groupe et/ou au préjudice de monuments historiques. »

La définition du graffiti, d'origine italienne, est la suivante :« griffonnage, grattage ou gribouillis, à caractère souvent satirique ou caricatural, porté sur les murs des édifices antiques et, par extension, celui figurant sur n'importe quel mur. »

Pour les archéologues et les paléographes, le terme " graffiti ", sert à distinguer les inscriptions populaires cursives des inscriptions officielles, formelles, trouvées sur les monuments antiques. 

Dans les villes contemporaines, s'est développé un mode d' expression pictural, le " graff ", réalisé au pinceau et à la peinture acrylique ou à l'aide de bombes aérosols, que je qualifie d'Art (enfin, pour certains) dans la mesure où il cherche à faire appel à l'émotion du passant même si quelquefois il peut prendre une forme agressive.

A ne pas confondre avec le "tag", qui n'est qu'une simple signature ou un parafe,vite fait et apposé n'importe où alors que le graff est un dessin elaboré ou une fresque, qui a été pensé et dessiné et, bien souvent, a demandé des heures de préparation du support et des heures de réalisation.

Le mouvement graffiti est né à la fin des années 1960 d'abord à Philadelphie puis à New-York avec TAKI 183 et, grâce au métro, les graffeurs voient leur nom s'étaler sur toute la ville.
C'est avec l'élection du nouveau maire de New-York (Edouard Koch) en 1979, que le métro retrouve ses couleurs originelles avec surveillance des dépôts ; mais le graffiti retrouve sa place dans la rue...et aussi dans les galeries et musées.

Milieu des années 1980, le graffiti arrive en Europe sous influence New-Yorkaise et notamment en France avec la formation de groupes tels que les CTK, TCA, PCP ; les rues sont d'abord concernées puis en 1988 le métro parisien est touché à son tour, avec les fameux NTM (KAY, DOSE, TEX...), DYSTUR, 93 MC, CTK...De même, les voies ferrées de la SNCF virent le nom de BOXER ou de WIRE s'implanter assez rapidement puis peu à peu le style New-Yorkais disparaît pour faire place à un style de lettrage plus agressif, ce qui permet à Paris de devenir une des villes les plus créatrices et vivantes du graffiti et d'étendre son influence dans les plus grandes villes et en particulier à Toulouse.

Ce sera l'objet de mon deuxième billet, le troisième et dernier étant consacré à l'érotisme dans le graffiti.

14 mai 2006

Christian VOGEL, le peintre musicien

Par Joël, dimanche 14 mai 2006 à 13:45 dans Peintures contemporaines

Christian VOGEL est né en 1956, à Colmar, et commence à peindre très jeune, après un passage par la musique qu'il pratique encore aujourd'hui, y compris au travers de ses toiles.

Autoditacte, il participe à de nombreux projets scolaires et, très marqué par Otto DIX, le maître de l'expressionnisme allemand, il participe à de nombreuses expositions et parraine de nombreux salons en France comme à l'étranger.

Bien qu'il soit considéré comme expressionniste, ses toiles sont influencées par des peintres aussi différents que Sisley ou Kandinski et bénéficient quelquefois de la folie des couleurs du fauvisme et de l'introspection mentale des surréalistes...

J'ai du plaisir à échanger avec lui au travers de mails et je vous livre in extenso quelques instantanés de vie :

« ...contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser, l'abstraction est un grand travail de réflexion et de composition où le travail et l'expérience du figuratif ont une réelle importance... »

« ...la nature, c'est pour moi l'essentiel...je vis dans la nature et la musique, violon, mandoline, clavier, collection d'arbres de 400 ans, bambouseraie, étang, animaux, chevaux, c'est mon cadre de vie... »

« ...la côte, ce n'est pas ma préoccupation...je connais beaucoup d'artistes à qui on a fabriqué une côte contre la fourniture d'un certain nombre de tableaux : certains se sont côtés comme ça, d'autres s'en mordent les doigts, il attendent encore d'être payés, le monde de la peinture est parfois étrange... »

« ...j'ai une drôle de manie, c'est de faire avant la plupart des toiles des miniatures surtout sur papier; parfois un intermédiaire aussi... »

Christian VOGEL expose en permanence à son atelier à Saint Martin d'Hères (38400).

Son site :Christian VOGEL

Quelques unes de ses toiles :

11 mai 2006

OUSHABTI

Par Joël, jeudi 11 mai 2006 à 10:58 dans Art divers

Les Oushabtis (autre appellations : shaouabtis, shabtis, shouabtis, ushabtis) sont de petites statuettes momiformes, d'environ 10 / 12 cms, soit en faïence bleue ou verte, soit en bois, soit en bronze que les égyptiens plaçaient dans les tombes pour accompagner le défunt et l'aider dans les travaux qu'il était censé devoir accomplir dans les champs d'IALOU, c'est-à-dire dans l'au-delà (à rapprocher de notre Paradis...s'il existe...)

Suivant la période (Haute époque, Moyenne époque etc...) on a pu dénombrer jusqu'à 365 figurines par tombe, une pour chaque jour de l'année; elles portent perruque et barbe et leurs mains tiennent souvent un outil et un sac de graines.

Celle qui est en photo ci-dessus provient,d'après mon vendeur, de fouilles effectuées à Luxor, au début du XIXème et remonterait à environ 8OO av.JC

Oushabti signifie répondant; en effet si le défunt lui faisait appel pour une corvée, il devait "répondre présent"

Il était rassurant de penser qu'on retrouvait après la mort le même système de vie que celui d'içi bas et qu'on continuait à profiter des plaisirs de la vie...alors si, en plus, l'oushabti pouvait travailler à la place du défunt...

La formule qui est retranscrite, au dos de la statuette, est celle du Chapître 6 du Livre des Morts : Oh Oushabti, si je suis appelé, si je suis désigné pour faire les travaux qui sont habituellement dans l'empire des morts, et bien, l'embarras t'en sera infligé là-bas, comme quelqu'un à sa tâche. Engage toi à ma place à tout moment pour cultiver les champs, pour irriguer les rives et pour transporter le sable de l'Orient vers l'Occident. "Me voici, diras-tu".

Pratique, non?

07 mai 2006

BLOG'ART

Par Joël, dimanche 7 mai 2006 à 14:15 dans Art divers

L'Art est un sujet vaste et sérieux, qui a sa propre tribune, sa propre audience et ses propres règles mais c'est aussi un plaisir, un besoin, une obsession pour l'amateur qui y goûte.
On peut avoir par rapport à l'Art une approche culturelle, intellectuelle, technique, professionnelle.
En ce qui me concerne, j'ai envie d'en parler sur un ton moins convenu, parce que tout le monde n'a pas la possibilité ou le goût de fréquenter les musées, les expos, les vernissages, les salons parisiens et autres "mondaineries" alors que malgré tout l'Art s'adresse à tous les publics et doit rester simple et accessible .

Le blog, lui, est un vivier d'écriture qui permet de s'exprimer, de s'épancher, de parfaire son égo, de jouer souvent à « celui qui sait »...
Mais un blog peut être beau aussi, même s'il est creux, et, quelquefois, au gré de mes connexions, je trouve des billets qui n'ont d'intérêt que le contenant, que se soit le graphisme, l'architecture, la couleur...
Mais ils sont respectables comme les autres...

On n'a pas forcément besoin de se rendre intéressant pour l'être et ce qui importe ce n'est pas la manière de le dire, mais de le dire avec le coeur...

Le blog peut également être un Art...

04 mai 2006

Othello le chat de Sgarra

Par Joël, jeudi 4 mai 2006 à 07:25 dans Peintures contemporaines

C'est la papatte d'Othello qui figure devant la signature de Robert SGARRA.

Othello, c'est le concept-chat de l'artiste et j'adore ce matou que SGARRA peint dans diverses situations

Dessin, fusain,sanguine,peinture abstraite et cubiste, bronze : l'artiste touche à tout avec une grande maîtrise et une grande générosité dans l'expression picturale.

SGARRA aime les chats mais a surtout une passion pour le football qu'il traduit par un travail très intéressant sur la pierre d'Imhotep, en reproduisant les bustes de footballeurs célèbres comme Luis FERNANDEZ, VIEIRA, BAGGIO etc...

SGARRA dessine de très belles sanguines, puise son inspiration dans l'abstraction de KANDINSKY et surprend par ses toiles cubistes pourtant complexes à réaliser.

Mais le plus beau chat, c'est moi qui l'ai...ou plutôt qui l'ai offert...

Allez découvrir ses petits frères et bien d'autres excellentes toiles et sulptures aussi sur Le site de SGARRA

01 mai 2006

Stickmen, les bras m'en tombent !

Par Joël, lundi 1 mai 2006 à 20:47 dans Terre-cuites chinoises

Il reste la tête et les jambes, le sexe aussi...Mais où sont passés les bras?

A l'époque HAN (206 av JC – 220 ap JC) où ces statuettes en terre-cuite ont été modelées, chacune avait un visage différent et était habillée.
Ces statuettes, représentant des soldats et des courtisanes étaient enterrées avec le défunt qu'elles étaient censées accompagner dans l'au-delà ; les deux grises, sur la photo à gauche, ont été retrouvées dans la Province de Shanxi et proviennent de la tombe du 4ème empereur des HAN (141 av JC).
Bien sûr à l'origine il existait des bras, fabriqués en bois, mais le matériau n'a pas résisté au temps et c'est la raison pour laquelle ces « stickmen » , qu'on trouve en nombre important dans les tombes encore aujourd'hui, n'en ont plus.
Ils portaient également des vêtements, en général de soie, mais là encore, les habits ont disparu et ils restent figés dans le plus simple appareil...Il existe aussi des stickmen revêtus d'une robe souvent polychrome, réalisée en terre cuite comme le reste de la statuette et, plus rarement des stickwomen, également nues .

On trouve des stickmen en salle des ventes, en France, pour des prix de l'ordre de 400 € mais en raison de nombreuses copies, il vaut mieux exiger un certificat de thermoluminescence pour connaître la dernière date de cuisson; bien sûr cette analyse, réalisée en laboratoire, fait monter le prix....

Voici quelques exemples, actuellement en vente sur Ebay, pour ceux qui sont interessés, je connais le vendeur...

En général on les expose toujours de façe, alors, pour varier les plaisirs, les voilà de dos, histoire d'admirer...les chignons...(mais non, ils n'ont pas les fesses tristes, malgré leurs 2000 ans !)