Le Graffiti est incontestablement un Art, bien qu'il soit souvent mal perçu par la Société, certainement à cause de son support (les murs) ou bien parce qu'il est sanctionné pénalement.
Certains d'ailleurs préfèrent parler de Culture urbaine plutot que de parler d'Art.
Pour être clair, et parce que de temps en temps il faut bien que je me souvienne que je suis aussi juriste, je rappelerais d'abord les dispositions du nouveau Code pénal :
« le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 25 000F d'amende lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger. Cette peine peut être portée à 50 000F ou 100 000F si les dégradations sont, par exemple, opérées en groupe et/ou au préjudice de monuments historiques. »
La définition du graffiti, d'origine italienne, est la suivante :« griffonnage, grattage ou gribouillis, à caractère souvent satirique ou caricatural, porté sur les murs des édifices antiques et, par extension, celui figurant sur n'importe quel mur. »
Pour les archéologues et les paléographes, le terme " graffiti ", sert à distinguer les inscriptions populaires cursives des inscriptions officielles, formelles, trouvées sur les monuments antiques.
Dans les villes contemporaines, s'est développé un mode d' expression pictural, le " graff ", réalisé au pinceau et à la peinture acrylique ou à l'aide de bombes aérosols, que je qualifie d'Art (enfin, pour certains) dans la mesure où il cherche à faire appel à l'émotion du passant même si quelquefois il peut prendre une forme agressive.
A ne pas confondre avec le "tag", qui n'est qu'une simple signature ou un parafe,vite fait et apposé n'importe où alors que le graff est un dessin elaboré ou une fresque, qui a été pensé et dessiné et, bien souvent, a demandé des heures de préparation du support et des heures de réalisation.
Le mouvement graffiti est né à la fin des années 1960 d'abord à Philadelphie puis à New-York avec TAKI 183 et, grâce au métro, les graffeurs voient leur nom s'étaler sur toute la ville.
C'est avec l'élection du nouveau maire de New-York (Edouard Koch) en 1979, que le métro retrouve ses couleurs originelles avec surveillance des dépôts ; mais le graffiti retrouve sa place dans la rue...et aussi dans les galeries et musées.
Milieu des années 1980, le graffiti arrive en Europe sous influence New-Yorkaise et notamment en France avec la formation de groupes tels que les CTK, TCA, PCP ; les rues sont d'abord concernées puis en 1988 le métro parisien est touché à son tour, avec les fameux NTM (KAY, DOSE, TEX...), DYSTUR, 93 MC, CTK...De même, les voies ferrées de la SNCF virent le nom de BOXER ou de WIRE s'implanter assez rapidement puis peu à peu le style New-Yorkais disparaît pour faire place à un style de lettrage plus agressif, ce qui permet à Paris de devenir une des villes les plus créatrices et vivantes du graffiti et d'étendre son influence dans les plus grandes villes et en particulier à Toulouse.
Ce sera l'objet de mon deuxième billet, le troisième et dernier étant consacré à l'érotisme dans le graffiti.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Commentaires
1. Le mardi 16 mai 2006 à 08:52, par Got
2. Le mardi 16 mai 2006 à 17:46, par Joel
3. Le samedi 9 septembre 2006 à 17:39, par DYSTUR DSE VEP GT ICP
4. Le samedi 9 septembre 2006 à 17:40, par DYSTUR DSE VEP GT ICP
5. Le mercredi 20 décembre 2006 à 06:47, par SITE
6. Le samedi 24 février 2007 à 23:46, par serigne
7. Le mardi 6 mars 2007 à 10:30, par OZONE
8. Le vendredi 20 juillet 2007 à 00:22, par REVOLT BK
9. Le dimanche 15 juin 2008 à 01:41, par Dim
10. Le vendredi 21 août 2009 à 16:16, par ASY TRC
Ajouter un commentaire