Mes lecteurs assidus savent que j'aime la couleur.
Je n'ai pas encore parlé des aplats de couleurs, c'est-à-dire de ces couleurs pures et vives qui se juxtaposent à la manière d'un puzzle posées sur la toile « en aplat », sans nuances, en bloc uniforme.
De nombreux peintres contemporains se sont essayés à cette technique et pour illustrer mon billet je vous livre quelques tableaux de ma collection réalisés par Stéphane BULAN, Anne LE CITOL et Niels DEBERCE.
Cette approche un peu dépouillée laisse une grande place à l'imagination de l'artiste qui transforme le paysage : il ose et exagère la couleur, un peu à la manière des peintres de Pont-Aven, la ville de GAUGUIN, à la différence toutefois que les artistes de cette école de Pont-Aven cloisonnaient les aplats pour mieux les faire ressortir.
![]() |
| Stéphane BULAN |
| Anne LE CITOL |
![]() |
| Niels DEBERCE |
"L' atmosphère" est içi rendue par la chromatique et le fondu des couleurs qui éclatent dans ces paysages où on retrouve toujours le ciel, avec des bleus plus ou moins profonds, et la terre qui se décline surtout en jaune et vert.
Les aplats soulignent l'impression de "puissance" qui caractérise tout à fait ces peintures.
Le terme sanscrit « Bodhisattva » signifie litteralement « être éveillé ».
Le Bodhisattva est celui qui, parvenu à réaliser toutes les qualités de l'éveil, renonce par esprit de charité et de compassion à sa propre délivrance finale (nirvana) afin d'aider tous les êtres à se libérer; ses actions, ses paroles, ses pensées sont donc consacrées uniquement aux besoins d'autrui.
Il existe de nombreux Bodhisattva, parmis lesquels :
Je m'interesserais plus particulièrement à AVALOKITESVARA qui est une des figures les plus populaires du Bouddhisme et sans doute la plus représentée dans l'iconographie; aussi parce que j'en ai une belle représentation (voir ci-dessous).
![]() |
AVALOKITESVARA est le nom indien de ce Bodhisattva; en Chine il s'appelle GUANYIN, KANNON au Japon et CHENREZI au Tibet.
Au Viet-Nam où il est particulièrement vénéré, GUANYIN devient "KOUAN-YIN" ( ou KWANIN, à la française); d'après la légende il s'agissait à l'origine d'un jeune homme qui peu à peu s'est transformé en femme pour faire triompher le bien du mal, la justice de l'injustice, l'amour de la haine.
Une autre légende dit aussi qu'en réalité c'est BOUDDHA déguisé en femme pour échapper à des ennemis.
Son mantra est le très célèbre OM MANI PADME HUM.
Ses attributs les plus fréquents sont la fleur de lotus, symbole de la pureté et de la sagesse, un rosaire, un manuscrit et une cruche d'eau, toujours tournée vers le bas pour abreuver ceux qui ont soif de connaissance.
Il est quelquefois, suivant le Pays, représenté soit avec 4 bras et 1 tête, soit avec 8 bras et 11 têtes soit avec 1000 bras et 11 têtes.
Le Dalaï Lama est considéré comme sa réincarnation...
Ces vases appelés « cocoon » sont de l'époque HAN, c'est-à-dire 206 av. JC – 220 ap.JC, et servaient probablement de vases à grains, certains spécialistes pensant plutôt qu'ils étaient destinés à recevoir du vin.
Ils sont de forme ovoïde, imitant un cocon de ver à soie et sont décorés de volutes tourbillonnantes et quelquefois de masques de taotie, en nuages zoomorphiques. Les décors, peints à même la terre cuite, sans support d'engobe, ont les mêmes couleurs de base : rouge, gris et blanc; avec le temps et la patine les couleurs deviennent rosées, mauves et orangées .
Ces vases sont très décoratifs, agréables à regarder, le seul souci est que les pigments s'estompent un peu à la lumière ce qui est dommage mais logique quand on voit la qualité des peintures pour des objets qui ont 2000 ans et sont restés enterrés jusqu'à ces dernières années.
Sur le marché de l'art asiatique, ces vases se négocient entre 1000 € et 2000 € pièce, ce qui ne me paraît pas excessif eu égard à leur conservation.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Extrait des délibérations du Conseil des Ministres du 17/05/2006
- La création dans le domaine des arts plastiques -
Le ministre de la culture et de la communication a présenté une communication relative à la création dans le domaine des arts plastiques.
L'État renforce son action en ce domaine en mettant en place une politique d'ensemble d'aide au développement et à la promotion de la création afin de renforcer le rayonnement culturel de la France. Les axes principaux de cette politique sont les suivants.
1.- Encourager le dynamisme et le rayonnement de la création en France
L'État aidera et valorisera l'action des musées ouverts à la création contemporaine, comme celle des centres d'art et des Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC). Il accompagne la rénovation des centres d'art qui le nécessitent, ainsi que l'adaptation des locaux et réserves des FRAC dits de " deuxième génération ".
L'État s'engage également dans la création de nouveaux lieux ouverts à l'art contemporain afin de favoriser l'accueil des artistes, la production et la présentation des œuvres.
a) Le Grand Palais retrouvera sa vocation d'origine en permettant au public de se confronter aux forces novatrices de son temps. La grande exposition consacrée à la création en France, " La Force de l'Art ", présentée au Grand Palais, deviendra un événement triennal. L'aménagement définitif et la programmation du Grand Palais qui feront l'objet d'une mission permettront d'accueillir des manifestations artistiques et culturelles de niveau international.
b) L'extension du site actuel du Palais de Tokyo, avec la réhabilitation de plusieurs milliers de mètres carrés inutilisés, permettra de faire davantage de place à la création française, de renforcer la dynamique expérimentale du lieu et de l'ouvrir à de nouvelles disciplines.
c) L'État participera à la création d'un "Centre européen de la création contemporaine" sur le site de l'Ile Seguin. Cet équipement d'envergure internationale sera dédié à l'accueil d'artistes, à la production et à la présentation d'oeuvres, à la recherche expérimentale et aux formations doctorales ; il sera implanté au sein d'un jardin expérimental. L'État a confirmé son engagement, aux côtés du conseil général des Hauts-de-Seine et de la ville de Boulogne-Billancourt, dans cet équipement représentant 25 000 m² de surface bâtie, correspondant à un investissement évalué à 100 millions d'euros.
2.- Soutenir le marché de l'art
L'État confirme son soutien au marché de l'art pour lequel les quatre mesures fiscales annoncées par le Premier ministre en octobre 2005 sont toutes appliquées, notamment l'abattement fiscal au profit des jeunes artistes et l'application du taux réduit de TVA à 5,5 % sur les nouvelles formes artistiques.
Les ministères de la culture et du budget examineront si des mesures complémentaires sont nécessaires, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2007, pour renforcer encore l'attractivité et le dynamisme de la place de Paris.
3.- Développer les enseignements supérieurs en arts plastiques
Dans le cadre de l'harmonisation européenne des diplômes, des mesures sont mises en place afin de consolider les moyens et les missions des établissements d'enseignement supérieur en arts plastiques.
Bien évidemment la peinture est un Art, au même titre par exemple que le dessin, la sculpture ou, plus récemment, la photo, et bien souvent, quand on parle d'Art, on assimile ce terme tout à fait générique à la peinture.
Un tableau, c'est à la fois une technique de travail (pinceau, couteau, huile...), un procédé (détrempe, gouache, glacis...), de la matière, un style et un genre (expressionnisme, cubisme, fauvisme, figuratif, abstrait...) et enfin, bien sûr, du sentiment...
Doit-on considérer les peintures contemporaines comme des oeuvres d'Art, alors qu'il n'existe encore aucun réferentiel?
Ces exemples vous parlent-ils?
![]() |
![]() |
| C. Vogel | N. Deberce |
![]() |
![]() |
| J-C. Barthel | J. Majos |
![]() |
![]() |
| B. Cantais | A. Becco |
L'oeuvre d'Art doit avoir une cohérence esthétique (ce qui ne veut pas dire qu'elle doit être obligatoirement belle), elle doit exprimer une émotion (ou un message, ou une interrogation, ou susciter un trouble) et n'existe que s'il y a une technique (qui peut être plus ou moins compliquée ou épurée, plus ou moins hétérogène).
Le prix ne doit pas être un critère, l'effet mode non plus.
Une oeuvre d'Art est unique, autant pour l'artiste qui l'a crée que pour l'amateur qui l'apprécie; l'important est le message que l'artiste veut faire passer et aussi la façon dont le message est reçu.
Alors oui, bien sûr, les tableaux contemporains, en tous cas ceux qui ne sont pas des reproductions destinées à la décoration, sont des oeuvres d'Art.
Mais il faudra attendre le bon-vouloir des Musées ou autres Fondations pour que la peinture contemporaine soit consacrée en tant qu'oeuvre d'Art...
C'est la première fois que j'achète une toile de cet artiste, qui vit au Portugal et est côté à Drouot.
La photo ne rend absolument pas la réalité de cette peinture, réalisée au pinceau et au couteau, et intitulée par l'artiste "RECIPROQUE".
L'association de couleurs soutenues sur fond noir donne un relief surprenant, marqué sur la profondeur par un ton sienne savamment estompé que l'on trouve rarement en peinture.
Le rouge et le bleu, déstructurés, donnent l'impression de sortir de terre, avec souffrance mais aussi espoir, dans une forme de cubisme à la fois encadré et libéré.
Tout est dans la recherche de l'équilibre et du contraste.
Une de mes plus belles trouvailles.
![]() |
Extrait de sa biographie ( sur Art Majeur Internationnal) :
Français,né en 1946, Duaner passe sa prime jeunesse á St-Tropez, alors petit village de pècheurs et d’artistes peintres, totalement inconnu du show-bizz, du jet-set et des stars jusqu’à la fin des années cinquante.
Duaner est un artiste éclectique dont les toiles reflètent tour à tour et en même temps : profondeur,richesse,légèreté,puissance,délicatesse,mystère, qui parfois nous emmènent dans le royaume du fantastique; visuel différent nous entraînant dans une dimension inconnue.
Chacune de ses oeuvres révèle une synthèse particulière dans la recherche de formes,de couleurs,de pigments naturels mélangés avec des matériaux parfois inusités (poudre de marbre).
Les époques se démarquent naturellement par des techniques évolutives,différentes en style et couleurs, mais toujours dans la recherche d’un lien (son fil d’Ariane ?).
Selon Duaner: -“ l’inspiration est comme une plage déserte; le rythme irrégulier des marées, le sac et le ressac de vos émotions qui disparaissent au moment ou elles naissent.”
C’est ce moment furtif que Duaner tente de fixer sur le support “pictural aeternalis”.
Début des anées 60, il est initié par M.Lutz ,peintre de l’école de St-Tropez qui lui donne les bases de sa technique du couteau.
De retour à Paris, il découvre la peinture ‘non-figurative´dans l’atelier de Jean Fautrier(mysanthrope,malade et reclus dans sa maison de la vallée aux loups en banlieue parisienne)...