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Le blog de la galerie

29 août 2006

FLEURS

Par Joël, mardi 29 août 2006 à 06:58 dans Peintures contemporaines

J'ai des goûts très éclectiques en matière de peinture et j'apprécie tout aussi bien un tableau impressionniste, un tableau figuratif ou un tableau abstrait.

L'important c'est l'émotion que m'apporte la toile, peu importe finalement le peintre ou le motif !

Les thèmes sont également très variés dans ma collection et on peut y trouver des paysages, des marines, des portraits, des scènes de ville ou, tout simplement, des fleurs.

Ce sont celles-ci que j'ai envie d'exposer aujourd'hui sur mon blog, toutes réalisées par des peintres contemporains.

Finalement, en y regardant de plus près, le lien entre toutes ces toiles se trouve dans la technique employée par l'artiste : toutes ces peintures sont très colorées et exécutées au couteau...

Je vais donc me mettre à la recherche de tableaux de fleurs exécutés au pastel, d'aquarelles, de dessins réalisés au fusain ou de sanguines, histoire de varier les plaisirs !

SISKA
ALVARD
DABERT
VOGEL
VIGNERON
MADARASZ
ALVARD
VETKOFF
22 août 2006

Isabelle DURET DUJARRIC

Par Joël, mardi 22 août 2006 à 10:55 dans Peintures contemporaines

Le week-end dernier à PEZENAS, haut lieu des Etats Généraux du Languedoc, ville d'Art et d'artisanat située entre BEZIERS et MONTPELLIER, j'ai croisé une artiste en tous points remarquable : Isabelle DURET DUJARRIC.

La femme d'abord.

Bien qu'exposant dans toutes les métropoles européennes , aux USA, au Japon et en Chine, elle a su rester à la fois humble et enthousiaste. Comme elle le dit à qui veut bien l'écouter, elle vient exposer à la GALERIE 21 à PEZENAS, tous les étés, depuis 1981, pour rester à l'écoute des curieux, des amateurs ou des collectionneurs, pour se remettre en question et évoluer grâce aux remarques et aux observations d'un public décontracté et non averti.

Son principal bonheur, m'a t-elle confié, c'est de pouvoir permettre à quelqu'un aux revenus modestes de « se payer » une de ses oeuvres...

Pour l'avoir écoutée un bon moment, je suis sûr que c'est vrai.

Le peintre ensuite.

Isabelle DURET DUJARRIC a mis au point un procédé original d'huile sur papier, qu'elle est encore à l'heure actuelle la seule à manier.

En fait c'est le support qui est original car il s'agit de le superposition d'un certain nombre de feuilles de papier à l'aspect lisse, sans grain, collées ensemble et présentant ensuite un tout rigide et sûrement très agréable à travailler (technique qu'on peut appeler :"contrecollé de papier").

Les principaux mérites de ce support, par rapport à la toile par exemple, sont de pouvoir conserver la peinture dans ses couleurs pures, sans effet d'estompe ou de mélange et de ne pas imposer à l'artiste de badigeonner toute la surface du tableau pour éviter les effets de trame de la toile

Le papier, grâce à son épaisseur « aspire » la matière et permet des couches de peinture ou des reliefs qui restent tels que le peintre les concoit au départ, dans leurs couleurs originales .

Il permet également de retenir la lumière et cette luminosité des paysages ou des personnages d'Isabelle DURET DUJARRIC est étonnante à trente mètres aussi bien qu'à trois mètres.

Le talent enfin, qui associe la femme à la peinture.

Isabelle DURET DUJARRIC, qui également sculpte, expose sur le marché de l'art internationnal, vend à des investisseurs, à Drouot, chez Christie's.

Dès 1984, elle fait partie, à la suite de Bernard Buffet, Tofoli ou Yves Brayer par exemple, des peintres permanents de la Galerie Drouant à Paris et aujourd'hui une galerie permanente, à son nom, lui est maintenant consacrée au 18 rue de Miromesnil, dans le 8ème.

Comme toutes les oeuvres d'un artiste, certaines accrochent et d'autres pas, question de goût et surtout d'émotion.

Il y en a bien une demi-douzaine, sur celles exposées, que j'aurais bien accrochées au mur de mon salon, sans rien autour pour bien les mettre en valeur.

Mais le corrolaire de la reconnaissance est souvent le prix et j'ai besoin d'économiser encore pas mal avant de faire mon choix!

15 août 2006

L'Art et l'ISF

Par Joël, mardi 15 août 2006 à 10:58 dans L' Art : cadre juridique et fiscal

Les objets d'art sont exclus de l' ISF, ils ne sont pas déclarables et ne sont donc pas imposables.

Cette disposition fiscale a pour vocation :
- de favoriser l'acquisition de biens culturels,
- d'éviter les exportations massives d'oeuvres détenues par les particuliers (pour échapper à l'impôt).

Les biens exonérés de l' ISF, en dehors des biens professionnels, sont les suivants :

- les objets d'antiquité, d'art et de collection,
- les bois et forêts à concurrence des ¾ de leur valeur,
- les biens ruraux faisant l'objet d'un bail à long terme,
- les droits de propriété littéraire ou artistique,
- les droits de propriété industrielle, notamment les brevets,
- les placements financiers des non-résidents.

Il est possible pour ce qui concerne les objets d'art de distinguer 4 grandes catégories entrant dans le cadre du champ d'application de cette exonération :

- Les tableaux, peintures et dessins entièrement exécutés à la main, gravures et estampes, lithographies originales, statues et sculptures originales, tapis et tapisseries tissés à la main, émaux et céramiques originaux.
Aucune condition d'ancienneté n'est requise, il suffit que l'objet ait été réalisé par la main de l'artiste considéré (artiste vivant ou défunt).
- Les objets d'antiquité, ayant plus de 100 ans d'âge; l'ancienneté résulte soit de la possession prolongée dans le patrimoine familial, soit des informations données par le vendeur de l'objet.
- Les objets de collection parmi lesquels on trouve les collections de timbres, de livres, de zoologie, d'éthnographie, de paléontologie, etc...Pour la numismatique, les pièces doivent avoir plus de 100 ans d'âge.
- Les véhicules de collection ( ceux de plus de 40 ans sans distinction, ceux de plus de 25 ans ou de 15 ans sous certaines conditions, les véhicules qui présentent un caractère historique ou technique exceptionnel, certains véhicules de compétition )

J'ajouterais également que lorsque vous achetez un objet de plus de 100 ans d'âge à l'étranger, hors espace européen, vous bénéficiez d'une TVA à taux réduit ( 5,5 % au lieu de 19,6 %).
Il faut être vigilant et ferme sur cette disposition car les services des douanes ou les sociétés chargées du dédouannement ont tendance à appliquer la TVA à taux plein...

11 août 2006

Technique mixte

Par Joël, vendredi 11 août 2006 à 06:59 dans Peintures contemporaines

Si on veut trouver une définition à la « technique mixte », on pourrait dire qu'il s'agit d'un procédé qui consiste à allier plusieurs techniques différentes, sur une multiplicité de supports, pour une même oeuvre.

Sans être exhaustif bien entendu, je rappelerais que les artistes emploient couramment comme supports soit de la toile, soit du carton, du bois, du papier-journal etc...

Le mode d'expression constitué par l'utilisation d'une « technique mixte », suivant la propre créativité de l'artiste, se trouve donc dans le mélange de plusieurs matériaux.

On peut citer en particulier :

- huile et pastel ou gouache

- huile et papier

- acrylique et carton ou isorel

- acrylique et chaux

- acrylique et collages de textures diverses notamment sable, coquillages, tissus, plumes...

- aquarelle et pastel

- etc...

Mon tableau ci-dessous, réalisé par BIEDERMANN, est relativement traditionnel puisque l'artiste a utilisé sur un support toile à la fois de l'acrylique et du carton.

L'originalité consiste à avoir intégré dans la toile un texte en français sous forme de lettre adressée à quelqu'un...

Le tableau est bien plus beau en réel car la photographie ne rend pas compte des effets de lumière et du relief apporté par l'inclusion de carton.

Dans un prochain billet je parlerais de l'une de mes relations qui peint sur des affiches de cinema récupérées dans le Monde entier et du MAMAC de NICE où j'ai pu voir hier quelques oeuvres qui sont sûrement à l'origine de cette technique.

07 août 2006

INGRES et l'Antique

Par Joël, lundi 7 août 2006 à 06:54 dans Musées

Le musée INGRES à MONTAUBAN propose jusqu'au 15 septembre une exposition, qui ensuite ira en ARLES, intitulée : « INGRES et l'Antique – L'Illusion grecque » .

C'est en synergie avec le musée du Louvre qui a présenté au printemps une retrospective INGRES et en collaboration avec le musée de l'Arles et de la Provence antiques, au riche savoir archéologique, que le musée INGRES peut présenter l'artiste dans sa quête esthétique de ce qu'il nommait « le trait grec ».

La première partie de l'exposition est consacrée à des moulages et sculptures antiques ainsi qu'à des marbres en provenance du Louvre pour permettre au public de comprendre l'influence de l'antiquité sur les premières oeuvres d'INGRES.

Le tableau qui lui a valu le Grand Prix de Rome en 1801, « Les Ambassadeurs d'Agamemnon » est particulièrement représentatif de cette période.

La seconde partie vise l'abondante documentation collectée par l'artiste sur la céramique grecque et sur les statuaires grecque et romaine, au travers d'un fonds inédit de dessins et de calques réalisés par INGRES.

A noter l'originalité de la présentation de cette documentation de l'artiste, placée dans des meubles à tiroirs que les visiteurs sont invités à ouvrir pour retrouver le processus créatif d'INGRES depuis l'observation des modèles originaux (en particulier de magnifiques vases grecs) jusqu'à la peinture finale, en passant par les calques, relevés et autres études préparatoires.

La troisième partie cherche à traduire le cheminement artistique du peintre, qui lui a permis de restituer ses sources archéologiques dans son oeuvre.

On pourrait passer des heures, quand à la fois on apprécie l'archéologie et la peinture, devant notamment « Oedipe et le Sphinx », « Jupiter et Thétis », « L'enlèvement d'Europe », « l'Apothéose d'Homère » et, bien entendu, le très célèbre « Bain turc », prêté par le Louvre.

Oedipe et le Sphinx
Le bain Turc

A voir absolument si vous passez par MONTAUBAN.

01 août 2006

Les "Chiens Foo"

Par Joël, mardi 1 août 2006 à 07:54 dans Terre-cuites chinoises

L'origine du nom « Chien Foo » vient d'Inde où les lions, exterminés en Chine, vivaient encore en petite quantité sous le nom de Singh et étaient alors considérés comme les  Gardiens du Bouddha , littéralement « Chen Fo ».

Le nom « Chen Fo »  se transforma peu à peu en « Chien Foo » et même en « Chien Fou ».

Ces animaux mythiques , mi-lions, mi-chiens, sont très nombreux en Chine et encadrent encore aujourd'hui les entrées des temples bouddhistes.

Ils sont quelquefois représentés avec une boule, représentant la terre, sous la patte : il s'agit alors d'un mâle; la femelle, elle, est représentée avec son petit sous la patte.

Je vous livre ci-après quelques uns des Chiens Foo de ma collection :