En surfant sur la toile (à défaut de pouvoir y peindre !) et plus particulièrement sur le site d'Ebay, j'ai eu, une fois de plus, un coup de coeur !
L'artiste s'appelle Aram KOUPETZIAN (ou KOUPETSIAN avec un S), il est né en 1928 en Arménie et réside en Russie.
Son style, hérité de PICASSO et BRAQUE, est connu sous le nom de : « cubisme synthétique » et ce mouvement, créé par PICASSO vers 1912, a eu une forte influence sur l'ensemble de l'Art occidental .
Aram KOUPETZIAN a cherché de son côté à développer davantage la composition en lui donnant des couleurs nouvelles et la profondeur qui n'existait pas auparavant . Sa technique associe souvent à la peinture des collages de partitions anciennes et quelquefois des morceaux de tissu.
L'artiste a une côte internationale (Galerie Julian Beck à Washington) , il a vendu à Drouot, à Genève, à Madrid, à Londres et il est référencé dans la plupart des médias officiels (AKOUN, ARTPRICE etc...).
Pour illuster mon propos, rapprochez ces tableaux d'Aram KOUPETZIAN :
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de celui-ci, peint par Georges BRAQUE : Violon et Cruche 1909/1910, Musée de Bâle:
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Le tableau de Braque est beaucoup plus déstructuré (ca me rappelle les violons d'ARMAN au MAMAC de Nice) et moins profond que les toiles de Koupetzian qui, elles, sont plus colorées et plus expressives.
Elle a belle allure mon armée de guerriers HAN, non ?
Il s'agit de fantassins en terre-cuite avec engobe blanc et polychromie; ils tenaient une lance d'une main et un bouclier de l'autre mais ces éléments étaient en bois et ont disparu avec le temps.
Celui qui a des pantalons avec des traces de polychromie bleue était un archer et tenait un bouclier et un arc; dans son dos se trouve un carquois.
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Ceux qui ont une partie de la tunique et les manches rouges ont des couleurs particulièrement vives, ce qui est rare car la polychromie s'estompe rapidement à la lumière naturelle; peut-être ont-elles été refaites.
Il faut rappeler que des fouilles récentes ont mis au jour une armée de 7000 soldats en terre cuite, avec chars et chevaux, dans la tombe de l'empereur QIN SHI HUANGDI, qui fit édifier la grande muraille de Chine et fut le premier à substituer dans sa sépulture des statues (appelées mingqi) à des victimes humaines .
La bande dessinée -BD- est-elle un Art?
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Je ne m'étais pas posé la question jusqu'à ce qu'un de mes amis me prête un livre intitulé « L'Art Invisible » écrit par un certain Scott Mc Cloud, dont j'apprendrais par la suite qu'il est un des meilleurs spécialiste au monde en la matière.
En fait, l'auteur prend le pari de nous faire comprendre, en bande dessinée, ce qu'est justement une bande dessinée, à savoir, suivant sa définition : des images picturales et autres volontairement juxtaposées en séquences, destinées à transmettre des informations et/ou à provoquer une réaction esthétique chez le lecteur.
Dans sa volonté de nous convaincre que la BD est bien un Art, Scott Mc Cloud en décortique les mécanismes : définitions, aspect historique, processus créatif, appréhension du langage par le vocabulaire et la grammaire.
On découvre dans ce livre fort instructif des sujets aussi variés que l'histoire du média, l'ellipse, la gestion du temps, la nature du trait, le découpage, l'acte artistique et la couleur.
Il vaut mieux le lire d'un seul coup pour ne pas perdre le fil car s'il est traité sous la forme d'un roman, il se veut être aussi une reconnaissance intellectuelle de la BD comme moyen d 'expression artistique et mérite donc une lecture attentive et suivie.
Je conseille notamment ce livre à tous ceux qui apprécient la peinture abstraite ou qui veulent essayer de la comprendre car j'ai noté un début d'explication sur le cheminement de l'artiste qui le conduit à l'abstraction, tout à fait intéressant.
Après l'avoir lu en tous cas on est convaincu qu'il n'est pas nécessaire de se cacher pour parcourir une BD (sortez les des WC et laissez les sur la table du salon !), quels que soient son âge et sa culture, et que, compte tenu de sa richesse et de sa technique, la BD peut effectivement être considérée comme un Art. |
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Beaucoup de PME et PMI clôturent leur bilan au 31 Décembre et, dès le mois de septembre, ont une idée sur leurs résultats de l'exercice en cours.
C'est donc le moment de penser à optimiser les règles fiscales dont elles bénéficient -il y en a tellement peu !- en investissant dans l'achat d'oeuvres d'artistes vivants, amortissables en totalité sur 5 ans.
L'article 238 bis AB du Code Général des Impôts stipule que : « l'entreprise peut dans la limite de 5 pour mille de son chiffre d'affaires, déduire le prix d'une oeuvre acquise de ses bénéfices imposables par tranches annuelles égales pendant 5 ans. En contrepartie de cette déduction fiscale, l'entreprise doit présenter l'oeuvre acquise au public . »
L'objectif est bien entendu de favoriser la création contemporaine, l'entreprise restant propriétaire de l'oeuvre qui, comptablement parlant, est enregistrée en immobilisation : la déduction correspondante est réintégrable aux bénéfices imposables si l'oeuvre cesse d'être exposée au public ou est cédée.
La loi de finances rectificatives pour 2005 assouplit les conditions d'application des modalités de déduction puisque l'oeuvre doit désormais être exposée dans un lieu accessible au public et / ou aux salariés de l'entreprise, à l'exception de leurs bureaux, pendant l 'année d'acquisition et les quatre suivantes, alors que précédemment l'oeuvre devait être accessible au seul public et ce de façon continue.
Les entreprises ( ou les sociétés d'exercice libéral, qui bénéficient également de ces dispositions ) n'ont plus par ailleurs à donner d'information sur les lieux et les modalités d'exposition de l'oeuvre.
N'hésitez pas à en parler à votre expert-comptable, en général ils sont "frileux", mais ne vaut-il pas mieux admirer tous les jours un beau tableau, qui fait partie des biens de l'entreprise, sachant en outre qu'on participe à la promotion de l'Art, plutôt que d'investir dans les impôts ?
N'hésitez pas à me contacter sur la boîte mail de mon site (dans la rubrique "quelques liens"), pour de plus amples renseignements ou si vous souhaitez découvrir quelques artistes peintres méritant une promotion et dont les oeuvres entrent tout à fait dans ces dispositions fiscales !!!
Régina KLIN, artiste cotée à Drouot, se définit elle-même comme « peintre de l'émotion et du spirituel à travers l'univers des symboles et de sa propre transformation », citant par ailleurs VERLAINE « l'art c'est d'être absolument soi-même. »
Sur son site Régina KLIN donne des explications sur sa démarche artistique : « c'est entre le ciel et le temps, le cosmos et son espace intersidéral, que je puise les souvenirs inconscients dont je révèle l'empreinte marquée par la patine du temps. Je brosse, efface, mélange et lisse les couleurs comme une alchimie. Sur la toile transformée en cuir ou en parchemin, je mélange mon histoire et inscrit mon présent. Mes couleurs sont chaudes, réceptives et sensuelles, réveillent la conscience des racines de l'être. »
La palette des couleurs est effectivement chaude et lumineuse, on a l'impression en regardant ses toiles d'entrouvrir une fenêtre et de laisser passer un rayon de soleil qui illumine un monde éthéré et savamment équilibré.
Les deux toiles que je viens d'acquérir nous emportent dans la bleuïtude profondeur d'un voyage cosmique où le temps n'a pas de prise et où le rêve est sans fin...
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Charmant, le Musée FLEURY à LODEVE, dans le département de l'Hérault.
« Charmant », aussi, c'est le qualificatif donné par ses contemporains à la peinture de Berthe MORISOT, seule artiste féminine du cercle des Impressionnistes.
Les oeuvres de RENOIR, SISLEY, PISSARO et autres MONET étaient, elles, qualifiées de « bonnes ».
Vous aurez saisi la nuance.
En cette fin de XIX ème siècle où la bourgeoisie s'approprie l'Art, il est vrai que voir une femme, par tradition vouée aux travaux ménagers et à l'éducation des enfants, être l'égal des hommes, est plutôt mal considéré...
L'exposition Berthe MORISOT,sous le vocable « Regards Pluriels », se tient à LODEVE jusqu'au 29 octobre et occupe tout le premier étage du Musée (60 oeuvres exposées). Le rez-de-chaussée recèle en permanence de nombreux tableaux dont un paysage de CAILLEBOTTE (un bras de Seine à Argenteuil) que je trouve somptueux.
Le néophyte relève d'emblée que l'exposition vise essentiellement des scènes intimistes et délicates, en particulier des portraits de jeunes filles, dont Julie la fille de l'artiste, occupées à des activités quotidiennes, aussi bien en intérieur qu'en extérieur.
Par contre le seul homme que Berthe MORISOT ait représenté -question d'éducation bourgeoise- est son mari Eugène MANET, le frère du peintre.
L'émotion, en ce qui me concerne, n'est pas venue des sujets peints, qui tournent donc toujours autour de la condition féminine, mais de la puissance et de l'énergie dégagées par le mélange des couleurs et la délicatesse du trait : indéniablement, en dehors d'une technique très élaborée, Berthe MORISOT a été une excellente coloriste.
Les oeuvres viennent d'un peu partout, y compris de collections privées, et je vous conseille, en particulier si vous « remontez » sur Paris par le viaduc de Millau, de faire une halte à LODEVE pour découvrir ce bel hommage rendu à Madame MANET.
Vous pourrez, en plus, déguster à l'ombre des platanes, un petit Picpoul de Pinet, qui à lui seul est aussi un véritable ravissement !
Quelques tableaux de l'exposition :
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Et, pour le plaisir, "mon" CAILLEBOTTE !
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La période néolitique chinoise (à partir de 7 000 av JC) peut se résumer à deux grandes périodes appelées YANGSHAO et LONGSHAN.
La première, caractérisée par sa céramique rouge, s'est développée sur le cours moyen du fleuve jaune et sur celui de la Wei alors que la seconde, située sur la basse vallée du fleuve jaune, est identifiée par sa céramique noire.
La période (on parle aussi de "culture") Yangshao est marquée par la fabrication de poteries peintes, décorées de lignes ondoyantes et de losanges bruns et rouges réalisés à l'aide de pigments minéraux. On trouve parfois la trace de visages humains et d'animaux.
C'est d'ailleurs à partir du IVème millénaire avant JC qu'apparaissent les premières représentations du dragon, animal mythique aujourd'hui encore considéré comme un symbole national.
La période Longshan, qui succède à la précédente, se distingue par la production de poteries noires, dénommées " coquille d'oeuf ", probablement réalisées à l'aide d'un tour de potier, décorées d'anneaux ou cannelées (pas de peinture) et beaucoup plus fines et élaborées que celles de la culture Yangshao (voir vase ci-après).
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Une des spécificités du néolitique chinois réside également dans l'importance donnée au jade, notamment au travers de la Culture HONGSHAN (3500 - 2500 avant notre ère).
Les poteries les plus belles, à mon goût, datent de la phase MAJIAYAO (Banshan et Machang, Nord-ouest de la Chine, 3 800 - 2000 avant JC) où les décors bichromes rouge-brun-noir-violacé sont constitués de motifs abstraits spiralés et géométriques.
Les archéologues ont retrouvé au début du XXè siècle, au cours de leurs fouilles, de nombreux spécimen de cette culture, parfaitement conservés, dont je vous livre quelques photos. Il faut compter 1000 à 2 000 € pour une belle poterie du néolitique.
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