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Le blog de la galerie

23 mai 2007

Un HAMSA de 15 kgs

Par Joël, mercredi 23 mai 2007 à 00:07 dans Art divers

Lors de mon dernier voyage au Myanmar (ex-Birmanie) , j'avais été attiré -et sollicité aussi, il faut le dire, par tous les petits marchands présents autour des temples- par des objets en bronze ou en métal, représentant des animaux, et vendus pour être des « poids à opium ». Anciens, bien sûr !

Il faut dire que le Myanmar, qui fait partie du Triangle d'Or avec la Thaïlande et le Laos, est réputé pour fournir tous les ans plus de 2 600 tonnes d'opium, tiré de la culture du pavot, opium qui constitue la principale source de financement pour l'achat d'armes... J'ai donc ramené dans mes bagages toute une série de poids -ou pesons- à opium mais bien entendu, simplement les plus légers, tout étant relatif !

Le week-end dernier, lors d'une vente dédiée aux arts d'Asie, à Montauban, j'ai eu la chance de pouvoir « négocier » un superbe poids à opium, en bronze, avec des traces de feuilles d'or, qui pèse 15 Kgs ! Il s'agit d'un Hamsa, animal mythique résidant dans l'Himalaya et considéré comme étant la monture de Brahma.

Le Hamsa, qui ressemble un peu à une oie ou à un cygne, est un élément symbolique qui représente l'union parfaite, l'équilibre, la vie. C'est un animal associé à Brahma, le Dieu créateur de l'hindouisme, comme le taureau peut être associé à Shiva, l'aigle à Vishnu, ou le rat à Ganesh par exemple.

Il n'est donc pas neutre pour les producteurs d'opium d'avoir choisi ce symbole pour donner plus de poids ou de "légitimité" à leur commerce...

20 mai 2007

De Jacques Villeglé à Armand Kouby

Par Joël, dimanche 20 mai 2007 à 06:30 dans Peintures contemporaines

J'ai déjà parlé du Nouveau Réalisme, mouvement que j'ai découvert au MAMAC de NICE , et aussi de certains de ses chefs de file comme KLEIN (et son bleu), ARMAN (et ses accumulations) ou CESAR (et ses compressions).

J'ai aussi évoqué, au travers de mes billets, TINGUELY, CHRISTO et NIKI DE SAINT PHALLE, mais je n'avais pas encore parlé de VILLEGLE et de sa collecte d'affiches lacérées qu'il a élevées au statut d'oeuvres d'art.

A la question : « En quoi votre travail peut être considéré comme un art (précurseur du Pop Art)? » Jacques Villeglé , né à Quimper en 1926, répond : « je pars d'un produit symbolique de la société de consommation, l'affiche produite de façon industrielle, pour la détourner de sa vocation commerciale. C'est également un objet quotidien, disponible pour le plus grand nombre. Les couleurs vives, tranchantes, que je fais s'entrechoquer avec des slogans dans les compositions picturales, produisent une oeuvre immédiatement accessible pour la personne de la rue. C'est la désacralisation de la peinture en lui donnant une vocation populaire et politique... ».

J'ai en ce qui me concerne, et dans le droit fil de Villeglé, beaucoup de sympathie pour Armand KOUBY, qui habite Toulouse, et d'admiration pour son talent.

Armand KOUBY, qui a eu une brillante carrière d'expert-comptable et de commissaire aux comptes, parcourt le monde en récupérant des affiches de cinéma déchirées, qu'il travaille dans son atelier pour les faire renaître au travers de superbes compositions.

Les images défilent avec les souvenirs, aux quatre coins du monde, les artistes sortent de l'écran...

Les oeuvres de l'artiste ne se limitent pas à la peinture sur affiches, il excelle également dans les compositions abstraites, réalisées pour la plupart avant 2004, que je vous invite à découvrir sur son site : Armand KOUBY

11 mai 2007

L'Ikebana

Par Joël, vendredi 11 mai 2007 à 00:06 dans Art divers

Le mot Ikebana vient du japonais « hikeru », faire vivre, et de « hana », fleur . Ce terme, en français, peut être traduit par « arrangement floral ».

L'ikebana, est un art dans lequel la disposition des éléments du bouquet est réglée par une symbolique précise, héritée du rituel bouddhiste visant, au delà de la recherche d’un certain esthétisme, à la concentration, dans le but de s'unir à ce que les Japonais appellent «le cœur des fleurs».

L'ikebana utilise l'espace dans ses trois dimensions et peut donc être apprécié quelque soit l'angle de vue. Les compositions d'ikebana sont réalisées selon un schéma: un triangle dont les trois points symbolisent la Terre, le Ciel et l'Humanité dans leurs dimensions d'asymétrie, d'espace et de profondeur.

Alors que les Occidentaux tentent d'accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l'aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles, et les branches que la fleur elle-même.

L'harmonie des couleurs, l'espace, la forme et la perfection linéaire sont primordiales.

L’ikebana qui d'après certains puiserait sa source dans les rites voués aux divinités indiennes serait, à l’instar du bouddhisme, vraisemblablement passé par la Chine, au cours du VI è siècle, avant d’arriver au Japon.

L’ikebana est réservé à l'origine aux moines en raison des préceptes religieux qui sont liés à son symbolisme; il s'ouvre aux femmes, à partir du XVII è siècle, qui l'étudient traditionnellement, à l’école, en vue de se marier. Les écoles d'ikebana sont nombreuses au Japon, chacune a ses règles particulières et son style unique. Aujourd'hui, l'ikebana est considéré comme l'un des cinq arts traditionnels japonais.

En France, la pratique et l'enseignement de l'ikebana furent introduits par Kikou Yamata, écrivain franco-japonaise qui en fit les premières démonstrations à Paris en 1930, au Salon d'Automne.

De nombreux stages sont organisés aussi bien à paris qu'en province, notamment à Toulouse.

De nombreux sites, interessants, évoquent cet art et je vous invite à vous y reporter si vous avez envie d'en savoir un peu plus : içi, là, ou là

Je profite également de ce billet pour rendre hommage à une artiste peintre sino-thailandaise fort sympathique, qui fait des compositions superbes, notamment inspirées de l'ikebana :

Allez vite voir son site, c'est très bien fait et il n'y a pas besoin de commentaires : LINH Zhen Xiu

08 mai 2007

Les joueuses de polo

Par Joël, mardi 8 mai 2007 à 00:39 dans Terre-cuites chinoises

Le polo serait apparu environ 500 ans avant notre ère, dans les steppes d' Asie Centrale; C'est le premier jeu de balle et de maillet du monde. Les premières traces de ce jeu furent trouvées en Perse où la garde du roi Darius 1er, jouait au Polo comme aujourd'hui nos soldats s'entraîneraient à la guerre.. Le Polo fut tout de suite considéré comme une forme de combat plutôt que comme un jeu. C'était un art noble, pratiqué par les meilleurs guerriers, les rois et les princes.

On ignore la date exacte de son introduction en Chine mais sous la dynastie des TANG, le polo est considéré comme la discipline favorite de l'élite et largement pratiqué par l’aristocratie.

Des mingqi représentant des joueurs et des joueuses de polo sont alors particulièrement nombreux dans les tombes et le musée GUIMET en possède de superbes exemplaires .

Les couleurs sont encore parfaitement conservées, admirez la gestuelle de ces gentes dames ou demoiselles et le réalisme des chevaux en plein effort...Je ne suis pas sûr, par contre, que les deux dernières soient des originaux, certains détails et mon expertise me laissant penser qu'il s'agit de (belles) copies...

05 mai 2007

Cristo LORINI

Par Joël, samedi 5 mai 2007 à 00:10 dans Peintures contemporaines

La côte des peintres contemporains se fait essentiellement par les galeristes ou par les ventes aux enchères, dans les salles de ventes; quelquefois leur promotion est assurée par des sites marchands sur Internet tels qu'Ebay.

Saviez-vous que quelques uns réussissent à se faire connaître grâce aux Foires Internationales, en exposant leurs oeuvres entre les démonstrateurs, les produits de bien-être et le mobilier d'époque?

J'ai découvert Cristo Lorini à la Foire Internationale de TOULOUSE, en 1994, et bien que n'étant pas encore attiré à ce moment-là par la peinture contemporaine, mon oeil s'est fixé sur une peinture représentant un bord de mer, sur fond gris, suffisamment épuré et équilibré pour être beau dans sa simplicité.

Caractérisés par une composition faite d'horizontales et une exécution à grands aplats maçonnée au couteau, les tableaux de Cristo Lorini, quelquefois abstraits, quelquefois figuratifs, bénéficient d'une technique étonnante qui permet une sensation de relief et une grande densité.

Les éléments semblent ainsi naître de la matière même qu'emploie l'artiste.

Toujours à la Foire Internationale de TOULOUSE, 13 ans après, j'ai craqué à nouveau pour 2 toiles mais, là, en toute connaissance de cause : la côte de Cristo Lorini a grimpée régulièrement pour atteindre facilement aujourd'hui 2 500 à 3 500 € et le peintre est arrivé à une qualité plastique très mature, basée sur la beauté des formes et de la ligne d'une part et sur la couleur et la fulgurance des traits d'autre part, qui en font un artiste recherché...

Cristo Lorini expose régulièrement à Paris, Bruxelles et Genève; allez voir sur son SITE à Drouot.