Accueil Peinture contemporaine La galerie Archéologie chinoise

Le blog de la galerie

25 novembre 2007

Gérard GOUVRANT

Par Joël, dimanche 25 novembre 2007 à 16:40 dans Peintures contemporaines

Gérard GOUVRANT est né en 1946 à Paris ; attiré très jeune par le dessin, ses œuvres se caractérisent à l’origine par une expression linéaire très poussée où le graphisme domine souvent la couleur.

L’artiste passe ensuite à l’acrylique puis son cheminement le conduit à utiliser l’huile, les traits à l’encre de chine qui surlignent paysages et personnages sont remplacés par des traits noirs, à l’huile, grâce à l’utilisation de « traînards » ; les toiles sont mieux charpentées, les sujets mieux accomplis, le spectateur a l’impression d’une œuvre finie et mature.

Gérard GOUVRANT peint des animaux, des paysages , des ports bretons et varois, des clowns, des scènes de vie animées ; ses personnages reflètent la joie de vivre et bougent dans un monde en perpétuel mouvement…

Il expose un peu partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis et en Europe (Suisse, Belgique, Autriche) et certaines toiles commencent à atteindre, en salle des ventes, une côte intéressante…

18 novembre 2007

La nourriture de l'esprit

Par Joël, dimanche 18 novembre 2007 à 18:48 dans Terre-cuites chinoises

Sous la dynastie MING (1368-1644 ap JC), la nourriture avait une grande importance, tout d’abord pour sa fonction première et physiologique de sustentation, mais encore en raison de ses dimensions sociale et religieuse.

Durant cette période, la nourriture a une fonction symbolique développée; c'est dans les avatars de cette fonction symbolique, principalement dans ses formes d'expression affective et sociale, que la nourriture devient enjeu de santé ou de déséquilibre, de vie ou de mort ; elle ne se limite pas à la fonction consommation liée à la vie mais prend une signification particulière dans l’au-delà où elle accompagne le défunt pour mieux le servir.

On trouve dans les tombes beaucoup d’aliments en terre-cuite, souvent représentés sur un plateau ou une table ; ceux-ci sont assez remarquables du fait de la bonne tenue de la polychromie et de la variété des mets : tête de porc, poisson, poulet, pain, fruits…

En fait il y a 450 ans, les gens mangeaient comme nous aujourd’hui !

Autres tables bien garnies :

06 novembre 2007

De DOUTRELEAU à MUNSCH

Par Joël, mardi 6 novembre 2007 à 00:01 dans Peintures contemporaines

Pierre DOUTRELEAU est né en 1938 à Arles; il expose régulièrement aux Etats-Unis et dans de grandes galeries au Japon et en Allemagne notamment mais c’est à Paris, à Drouot, que je l’ai découvert récemment, au travers de 2 de ses toiles qui étaient aux enchères; sa biographie dit qu’il a grandi dans cette lumière qui a ébloui Cézanne, Van Gogh et tant d'autres artistes et que l’image qu’il transmet est polymorphe: elle semble immobile et pourtant elle vit, bouge et vibre.

J’ai été surpris par sa ressemblance avec certaines toiles d’ Eric MUNSCH, qui, lui, est né seulement en 1972 et n’a pas encore, mais ça viendra je le lui souhaite, la notoriété de DOUTRELEAU.

DOUTRELEAU est également connu pour son sens du mouvement, qu'il exprime souvent au travers de représentations sportives; au cours d'un entretien, il a dit : "Notre capacité d'analyse du mouvement peut nous donner une nouvelle lecture de l'espace. Je ne peins plus les choses à l'arrêt et préfère étudier le monde en train de marcher, de bouger et de courir. Les choses à l'arrêt peuvent faire de très beaux tableaux, mais l'arrêt est le contraire de la vie. Dans la vie, tout est mouvement. Et si parfois mes toiles donnent l'impression de la fixité, c'est qu'en réalité, elles émanent du mouvement".

MUNCSH peint aussi le mouvement, mais plutôt dans l'abstraction. Un talent reconnu, un autre en voie de l'être, qu'en pensez-vous?...

03 novembre 2007

Chevaux WEI

Par Joël, samedi 3 novembre 2007 à 18:53 dans Terre-cuites chinoises

Je rentre du salon des antiquaires de Toulouse où l’ambiance est très morose en raison du manque d’acheteurs…il faut dire qu’il y a eu inflation sur les prix et que les marchands d’art ou, en tous cas, les vendeurs de meubles anciens, ont peut-être mangé leur pain blanc…Question de génération, de goût ou de portemonnaie ?

J’ai pu discuter avec mes « fournisseurs » de terres-cuites qui font habituellement le salon (ils sont déjà moins nombreux que lors des dernières éditions) et j’ai eu la confirmation, aussi, qu’ils ne trouvaient plus de belles pièces comme il y a quelques années.

La Chine a fermé ses portes à toute exportation de pièces anciennes et même de Hong Kong il est maintenant difficile de passer de la marchandise…Peut-être aussi que les collectionneurs gardent leurs pièces qui « tournent » moins qu’avant…

Si je suis toujours à la recherche d’une « vraie » joueuse de polo et d’un cheval YUAN, j’ai quand même trouvé la semaine dernière à Drouot un cheval WEI, pour lequel un test de thermoluminescence m’a été fourni…à un prix raisonnable, compte tenu des transactions habituelles…

Il est paré d’une selle sur un tapis, le poitrail est orné de grelots et il reste quelques traces de polychromie…Un cheval WEI, quoi !

Comparez avec une (belle) copie...difficile de voir la différence, non ?