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16 décembre 2007

André MARFAING au Musée des Abattoirs

Par Joël, dimanche 16 décembre 2007 à 14:21 dans Musées

Musée des Abattoirs…Drôle de nom !…En fait il s’agit d’un musée d’art contemporain réalisé sur l’emplacement d’anciens abattoirs, dans le quartier Saint-Cyprien à TOULOUSE . Conçu au XIXe siècle par Urbain Vitry, le site est aujourd’hui classé ; les bâtiments historiques ont été préservés. Conservant son identité d’origine, la halle centrale accueille les collections permanentes et les expositions temporaires.

AVANT
APRES

La collection des Abattoirs rassemble plus de 2000 œuvres couvrant la seconde moitié du XXème siècle. Elle est constituée d’un fonds moderne centré sur de nombreux courants artistiques nés de la seconde guerre mondiale en Europe (expressionnisme abstrait, abstraction lyrique, art brut, art informel, cobra, gutai, spatialisme, arte povera et trans avant garde, figuration libre) et d’un fonds contemporain représenté notamment par des artistes comme Rauschenberg, Dubuffet, Duchamp ou Soulages.

Il est à noter que le Musée abrite également quelques œuvres surprenantes comme le rideau de scène de Picasso, la collection « coup de foudre » de Daniel Cordier, « la maison où il pleut » de Stéphane Thidet, les hippopotames de Daniel Dewar et Grégory Gicquel ou encore, à l’extérieur, les pièces monumentales de Fernand Léger.

Jusqu’au 20 janvier 2008, le Musée des abattoirs rend hommage à André Marfaing (1925-1987) .

André Marfaing est un peintre français non figuratif. Pour lui, il ne s’agit pas de représenter la réalité naturelle mais de débarrasser la peinture du poids représentatif, de dépasser le tangible pour matérialiser l’implicite, avec un minimum de moyens. Il a travaillé l’huile et la gravure, utilisant principalement le noir, dans une peinture abstraite, ascétique, d’une réelle puissance. Ses émouvants contrastes lumineux, la stupéfiante rencontre du noir et du blanc provoquent une explosion dans le regard.

Marfaing ne titre jamais ses œuvres, ne souhaitant pas influencer le spectateur mais lui laisser plutôt toute liberté d'interprétation : seules les dimensions et la date sont attribuées comme référence.

J'ai beaucoup aimé ce dialogue entre le noir et le blanc, un noir englobant, omniprésent, qui défie le blanc dans un dialogue fait d’ombres et de lumières; le seul regret est que le jour de ma visite le temps était gris et froid alors que pour apprécier la qualité de l’œuvre à sa juste valeur, il vaut mieux un peu de soleil et de ciel bleu dehors…

Commentaires

1. Le dimanche 26 juillet 2009 à 19:03, par artiste

L' oeuvre du musée ou de la collection privée tue sa voisine ... L' oeuvre est donc importante dans son unicité , pour celui qui la crée , pour la beauté résultant de son geste , avant qu' elle ne lui échappe éventuellement auprès d' un particulier pour lequel aussi elle a été conçue et qu' il interprêtera peut-être à sa façon , où qu' elle puisse être . Car le plus souvent celui-ci ne peut l' acquérir , et il est obligé de recourir à sa vulgarisation . Nous sommes si nombreux à vouloir l' Aurige de Delphes , la momie de Cléopâtre , un Etretat de Monet ... Il nous reste en réalité notre musée de l' imaginaire , qui nourrira peut-être nos propres essais de création ...
Mais qui , à part le temps et la vérité du chef d' oeuvre , fixe le prix de ces réalisations ? Le fait qu' elles soient justement hors du temps , leur auteur , la mode , le commissaire-priseur , l' émotion personnelle de l' homme de hasard mis en la présence de telle ou telle ? Le manuscrit de la 5ème de Beethoven , celui des Voyelles de Rimbaud , la frise du Parthénon , les aquarelles d' Henri de Monfreid , les femmes de Modigliani , ont-ils la même valeur ? Je serais tenté de dire oui , au moment où ils touchent notre homme de hasard .
Il n' y aurait donc pas d' échelle des valeurs dans le domaine de l' Art . L' Art n' ayant pas de prix dans tous les sens de la formule . L' argent ne pourra rien y changer sauf à rendre possibles des conditions de création : ce serait plutôt une échelle d' injustices ... Voyez à la fin de la vie de Gauguin , sa pauvreté extrême ...
Qu' ont de commun la Vénus de Milo et ce petit bocal de verre où tombe la neige sur la maison dans les mains d' Orson Welles à la fin de Citizen Cane ? Alors , tel carnet à dessins de Picasso ... ? A 8 millions d' € ... ? Ou les bustes chinois de Pierre Bergé ... ? La photo de mariage de mes grands parents n' est-elle pas à mes yeux et à mon coeur une oeuvre d' Art , à céder , même à Doisneau , pour rien au monde !

2. Le jeudi 12 novembre 2009 à 21:29, par Belette

Pourrait on avoir les références des oeuvres ci dessus s'il vous plaît ? En vous remerciant.

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