La vaisselle, qui fait partie chez les chinois , comme ailleurs, d’objets si ce n’est de culte en tous cas de bien-être, est retrouvée enfouie dans les tumulus, comme peuvent l’être tout un tas d’objets destinés à accompagner le défunt dans l’au-delà, en lui procurant une vie meilleure et confortable comme de son vivant.
Il existe de nombreux vases, en particulier des vases HU, la plupart du temps à glaçure verte ou ambre, qui contenaient du vin et sur lesquels on trouve des personnages, des animaux ou des masques de taotie .
Durant toute l'Antiquité, les arts de la Chine s'accompagnent d'un répertoire décoratif diversifié qui, pratiquement dépourvu de représentations anthropomorphiques, consacre une place de choix aux motifs zoomorphes tels que le taotie, figuré sous une infinité de variantes stylistiques selon les époques.
Caractérisé par deux yeux proéminents, une mâchoire supérieure pourvue de crocs, et doté de cornes, oreilles et griffes, le taotie, parfois difficilement identifiable car très stylisé, demeure énigmatique et sa signification hypothétique : s'agit-il d'un symbole religieux, d'un emblème clanique, d'un animal intercesseur entre l'homme et le monde des esprits ?
Le silence des textes anciens nous laisse sans réponse....