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Le blog de la galerie

27 mars 2008

Christian EURGAL

Par Joël, jeudi 27 mars 2008 à 00:05 dans Peintures contemporaines

Encore un peintre dont j’observe le parcours depuis plusieurs années (voir notamment ce billet ) et qui s'impose aujourd'hui dans les galeries contemporaines non seulement par sa maîtrise technique des couleurs mais aussi par l'esprit qui se dégage de ses toiles…

Voilà ce que dit sa biographie officielle :

Christian EURGAL né le 20 mars 1948 à EVREUX, Sociétaire de la Fondation Taylor, Membre de la Maison des Artistes, Membre de la Société des Auteurs dans les Arts Graphiques et Plastiques, Membre au conseil national Français des Arts Plastiques.

Depuis 1996, la création picturale de Christian Eurgal a pris tout son relief et sa personnalité propre tant par ses couleurs, l'écriture et ses repères de son langage allégorique. Les couleurs fauves, les contrastes puissants sont les instigateurs de ses ambiances fortes où, s'échafaudent une dramaturgie aussi symbolique que mystérieuse. Paysagiste ... en apparence, Eurgal figure surtout les dérives de l'âme. La joie de vivre est aussi symbolisée par les lieux imaginés qu'il aime représenter dans des architectures sans âge hors du temps et qui tendent à atteindre une sérénité digne d'un anachorète.

L'oeuvre sensible d'Eurgal reflète l'expression dense et profonde de sa propre histoire.

Il m’a été dit par quelqu’un de bien informé que depuis qu’il avait créé des portes dans ses bastides, on pouvait plus facilement entrer dans son univers…Observez aussi la rupture systématique dans le ciel et ce chemin parsemé de tâches de couleur que l'on retrouve dans la plupart de ses toiles...Hasard ? Symboles ? On peut sûrement dire ici que la peinture est le reflet de l'âme de l'artiste.

Regardez aussi la perspective qui aspire littéralement le spectateur au centre de la scène. Observez bien les courbes sur l'horizon et celles situées dans l'aplat du ciel et dans le décor du premier plan. Tout converge en son centre. L'impression de mouvement, alors que le paysage reste figé, est étonnante, non ?

24 mars 2008

Pot à vin, chamanique et bisexuel !

Par Joël, lundi 24 mars 2008 à 00:51 dans Terre-cuites chinoises

On trouve encore dans les tumulus pas mal de poteries qui remontent à l’époque néolithique , plus particulièrement aux trois grandes étapes du développement de la culture chinoise : MAJIAYAO, BANSHAN et MACHANG.

Je vous présente aujourd’hui un pot à vin, qui remonte à la période Machang (2300 – 2000 av. JC) et qui a la particularité de représenter un personnage debout, bisexuel, moulé sur le goulot et sur le galbe ; en principe ces poteries sont peintes avec des motifs géométriques ou des motifs animaliers mais elles présentent rarement un personnage en relief.

Cet objet est d’autant plus intéressant qu’il s’agit d’un objet à caractère chamanique, dédié au culte « « hermaphrodique » : dans le chamanisme, les hermaphrodites sont soupçonnés d’être des mediums entre le ciel et la terre, les dieux et les hommes..

La tête, qui repose sur le goulot, possède les 5 organes sensoriels : les yeux, les oreilles, le nez, les lèvres et la langue ; les 4 membres sont placés sur le corps du vase, les mains reposent sur le ventre ; dans la partie inférieure, au-dessous du ventre, on devine la représentation des organes sexuels masculin et féminin ; on le voit mal sur les photos, mais à l’arrière du goulot sont peints de longs cheveux avec une grenouille ; il m’a été dit –mais je n’ai pas pu en vérifier la source- que la grenouille symbolisait le chamane dans ses incantations…

17 mars 2008

La TARA du TIBET

Par Joël, lundi 17 mars 2008 à 00:07 dans Art divers

Ce n’est certainement pas la CHINE que j’aime, celle qui fait l’actualité d’aujourd’hui, avec la répression sanglante de Lhassa…

Et c’est le moment de vous parler de TARA, appelée « la libératrice » ou « celle qui sauve », parce que justement il s’agit d’une divinité très populaire, vénérée surtout au TIBET.

TARA est née, selon les versions, directement d’une larme de compassion ou d’une fleur de lotus bleu provenant d’une larme d' AVALOKITESHVARA ; dans le bouddhisme tibétain elle est la mère bienveillante et protectrice vers laquelle se tournent toutes les prières; au VIème siècle, au TIBET, on pense que TARA s’incarne dans chaque femme vertueuse.

Aujourd’hui il existe 21 formes différentes de TARA, dont les principales sont TARA BLANCHE, qui assure une longue vie, et TARA VERTE, qui protège de tous les dangers.

D’après la tradition, la TARA VERTE serait la TARA originelle d’où proviendraient toutes les autres, chacune se distinguant par sa couleur, sa posture et les attributs qu’elle porte dans ses mains ; la TARA VERTE est l’aspect le plus courant, la couleur verte est celle de l’activité éveillée et de la compassion, le vert indiquant par ailleurs que TARA agit pour ceux qui la prient avec la rapidité du vent.

Cette photo est une représentation classique de la TARA VERTE, avec une fleur de lotus dans la main gauche, la jambe gauche repliée pour indiquer qu’elle n’est plus soumise aux perturbations internes, la jambe droite déjà à demi repliée pour être prête à se lever rapidement pour porter secours. La main droite montre le signe d’accomplissement.

Ces photos-ci représentent ma propre TARA VERTE.

Espérons que la réalité rejoindra bientôt la croyance et que le TIBET sera libéré du joug chinois, qui ne repose sur aucune vérité, ni historique, ni économique et encore moins humaine...

09 mars 2008

BIEDERMANN

Par Joël, dimanche 9 mars 2008 à 00:04 dans Peintures contemporaines

J’ai acheté, sur internet, quelques tableaux d’un peintre qui signe BIEDERMANN et que je ne connais pas, puisque je suis passé par une Galerie, en Allemagne; j'en ai déjà parlé dans un autre billet sur "la technique mixte" ...

J’apprécie beaucoup la façon dont il réalise et compose ses œuvres, où on retrouve du collage, des textes poétiques, de l'acrylique aussi; j’ai toutefois un véritable sentiment de frustration car j'aime bien communiquer avec les artistes contemporains à qui j'achète une toile alors que là, je n’ai pas encore trouvé le moyen de pouvoir le joindre...J'imagine qu'il réserve sa production à la Galerie en question...

Les photos ci-après reflètent assez mal la qualité de la peinture, qui se vend sur le net pour un prix dérisoire, et qui mériterait une bien meilleure diffusion…

05 mars 2008

Exonération de taxes

Par Joël, mercredi 5 mars 2008 à 00:24 dans L' Art : cadre juridique et fiscal

Le particulier qui cède un objet d’art, de collection, d’antiquité ayant plus de 100 ans d’âge (y compris un bijou), bénéficie d’une fiscalité intéressante.

Il est totalement exonéré de taxes si le bien qu’il vend présente l’une des caractéristiques ci-après :


- Il s’agit d’un meuble meublant (mobilier ordinaire) de moins de 100 ans d’âge,

- La vente de l’objet d’art est d’un montant inférieur à 5 000 € (attention cependant à la notion de paire ou de collection que l’Administration fiscale peut tenter de vous opposer…),

- Si le vendeur peut prouver qu’il détient le bien depuis plus de 12 ans (tout moyen de preuve, sauf le témoignage, est admis),

- L’acquéreur est une Collectivité locale française (une Bibliothèque, un service d'archives contrôlé par l'Etat...) ou un Musée,

- Si le contribuable est un non-résident (c’est-à-dire une personne qui n’a pas son domicile fiscal ou sa résidence habituelle en France),

Lorsque le propriétaire d’une œuvre d’art ne détient aucune preuve de son origine, il est soumis à une taxe forfaitaire totale (taxe 4,5 % plus CRDS 0,5 %) de 5% du prix de vente du bien (8% inclus CRDS s’il s’agit de métaux précieux) ; c’est l’Intermédiaire, par exemple la maison de vente aux enchères, qui est responsable du paiement de la taxe pour le compte de son client auprès de la recette des impôts ; la taxe est calculée sur le prix de cession s’il s’agit d’une vente, sur la valeur déclarée en douane s’il s’agit d’une exportation.

Si le particulier vend sans intermédiaire, c’est lui qui est seul responsable du paiement de la taxe .

Bien entendu, les observations ci-dessus ne concernent pas les Marchands d'art qui eux ne sont pas soumis au paiement de la taxe en raison de leur propre régime d'imposition, ni les Artistes qui sont exonérés de toute fiscalité en cas de cession en France ou d'exportation de leurs oeuvres.

02 mars 2008

Mon attelage TANG

Par Joël, dimanche 2 mars 2008 à 00:48 dans Terre-cuites chinoises

Une des plus belles pièces de ma collection, sous toutes les coutures !

Ce bœuf tirant un chariot à roulettes date du début de la dynastie des Tang; c’est une terre-cuite qui a donc plus de 1300 ans et qui est dans un état de conservation absolument remarquable compte tenu de la durée d’enterrement ; seules les cornes ont été restaurées.

Le haut du chariot est amovible et présente des traces de pigment original que l’on trouve également sur le bœuf.

Le chariot est monté sur un stand en plexiglas maintenant les roues ; l’ensemble permet un aperçu très réaliste de ce type d’attelage, utilisé en particulier par les meuniers chinois de cette époque.

Le bœuf fait 19 cms de haut et 24 cms de large, le chariot mesure 30 cms de haut et 24 cms de large.

Certaines ventes de pièces similaires ont atteint la modeste somme de 20 000 dollars… mais rassurez-vous, je l’ai payé nettement moins cher ayant eu la chance de bénéficier d'un prix de déstockage le jour où il fallait !!