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Le blog de la galerie

27 avril 2008

Michel TRAPEZAROFF

Par Joël, dimanche 27 avril 2008 à 00:16 dans Peintures contemporaines

La peinture contemporaine s’expose essentiellement dans les galeries parisiennes mais il existe en province quelques galeries qui participent également à la promotion d’artistes de talent.

C’est ainsi qu’au hasard de mes flâneries dans le grand sud-ouest j’ai découvert un artiste dont la peinture m’a interpellé par la précision de son dessin, son sens du détail et la grande qualité de son travail ; ses œuvres sont plus réelles que des cartes postales.

Je me suis donc renseigné sur lui et, effectivement, vu sa côte, je ne suis pas trompé !

Michel TRAPEZAROOFF, issu d’une famille d’artistes, est né à Thonon en 1947.

C'est à l'age de douze ans qu'il s'intéresse à la peinture et commence à peindre. Autodidacte, il se forme essentiellement dans les musées par l'observation et l'étude des maîtres, attiré en particulier par les paysagistes hollandais et français du XVIIè, les naturalistes russes et nordiques, par le classicisme de Lorrain ou encore l’école de Barbizon.

Parallèlement, Michel TRAPEZAROFF accomplit des études musicales, obtient deux Premiers Prix à l'unanimité des Conservatoires de Nice et de Toulon en flûte traversière, se perfectionne ensuite pendant cinq ans au Conservatoire de Genève, puis est engagé comme professeur de flûte au Conservatoire Populaire de Genève.Trois ans plus tard, il choisit de se consacrer entièrement au dessin pour textile, puis en 1981 à la peinture.

Ses sujets sont simples, son style est à la fois sobre, rigoureux et subtil, sa recherche de la lumière et des clairs-obscurs est absolument remarquable .

La maîtrise de la technique picturale, la précision d'un travail lent et méthodique ainsi qu'une vision étonnement lucide de la réalité, confèrent à la peinture de Michel TRAPEZAROFF une note profondément sensible; on sent le vent et la fraîcheur de l'eau, on entend le silence, qui n’aimerait pas un jour se perdre dans l'immensité de ses paysages ?

19 avril 2008

Palanquin et porteurs MING

Par Joël, samedi 19 avril 2008 à 00:19 dans Terre-cuites chinoises

Les palanquins (ou « chaises à porteurs ») servaient à l’époque MING (1368-1643 ap.JC) de mode de déplacement pour les gens aisés, qui, en plus des porteurs, utilisaient bien souvent un cheval, un crieur, un maître de cérémonie et un palefrenier ; quelquefois, dans ce qu’on appelle un « cortège votif », on retrouve également des serviteurs et servantes et même des musiciens..

Mon ensemble, constitué classiquement d’un palanquin et de quatre porteurs, est, comme la plupart de ceux qui ont été exhumés, en terre cuite à glaçure verte et caramel; bien entendu il manque les montants d’origine, vraisemblablement en bois, servant à soulever et transporter le palanquin, mais mon vendeur a contourné le problème en bricolant des montants en fer; peut-être que ceux-ci traverseront mieux les siècles!

11 avril 2008

LOLEK

Par Joël, vendredi 11 avril 2008 à 00:08 dans Art divers

Ayant appris que CRISTO LORINI exposait à la Galerie PRIVILEGE à TOULOUSE, j’y suis allé faire un tour pour admirer ses dernières œuvres qui, dans la continuité de son travail, sont très flamboyantes, chargées de couleurs, de lumière et de matière.

J’ai découvert à cette occasion les sculptures de LOLEK et me suis fait expliquer, par la responsable de la Galerie, fort intéressante et sympathique par ailleurs, le parcours de ce jeune artiste, né en 1984, qui composa ses premiers dessins et pastels à l’âge de 10 ans et exposa ses bronzes à 12 ans.

LOLEK, de son vrai nom Laurent WILGA LERAT, a donc débuté par des toiles aux pastels secs broyés au doigt sur papier, puis a travaillé le bronze à la cire perdue, suite à la réflexion d’un dame qui lors de sa première exposition lui dit : « tu sais, ton tableau on dirait une sculpture, tu devrais essayer”. Ce qu’il fit le lendemain même !

Les gens de ma région ou les connaisseurs diront de suite : « mais c’est du TOUTAIN ! »

C’est vrai que les formes sont aussi généreuses, les personnages disproportionnés, la gestuelle gracieuse et élancée …

Les personnages de LOLEK, même si la ressemblance avec ceux de TOUTAIN est évidente, sont plus dénudés, ils ont des formes plus simples, plus épurées et, je le dis d’autant mieux que c’est ce qui me plaît, les œuvres de LOLEK, au bénéfice d’une certaine insolence liée à sa jeunesse, sont plus charnelles, plus équivoques, plus provocatrices. J'ai même lu dans un ouvrage qui lui est consacré qu’une partie de ses bronzes révélait nos pulsions animales…

En parlant d'animal, j'ai demandé à BABOU , mon scottish, mise à l’honneur par LOLEK, ce qu’elle en pensait . Après m’avoir grignoté l’oreille du bout des crocs comme elle sait si bien le faire, elle a mis son long museau soyeux contre mon cou, en soupirant…J'ai même cru discerner un vague rictus : peut-être m'imaginait-elle moi aussi en laisse ?

09 avril 2008

Mark KNOPFLER, au Zénith de Toulouse

Par Joël, mercredi 9 avril 2008 à 00:02 dans Art divers

Un blog, même axé sur l’art, se doit d’être réactif de temps en temps sur les sujets d’actualité…et l’actualité, lundi soir, en tous cas pour moi, c’était le concert de Mark KNOPFLER au Zénith de Toulouse….à chacun sa flamme…

Le génial guitariste de DIRE STRAITS, entré dans la légende dans les années 80 avec des tubes comme « sultans of swing », « money for nothing » ou encore « brothers in arms » ou « romeo et juliette », continue en solo dans sa quête de la beauté musicale absolue.

S’il a perdu quelques cheveux et que les autres ont blanchi, il a gardé toute sa dextérité et sa créativité; je trouve aussi que son timbre de voix est devenu à la fois plus chaud et plus profond.

Entouré de 6 musiciens assez exceptionnels (dont le talentueux John McCusker, sublime à la flûte et au violon celtique), la salle comble du zénith (le plus grand de France avec 9 000 places) a été ….comblée.

Le public de quadras, venu de toute la région et même au-delà car j’ai vu des véhicules immatriculés dans les alpes et même en Espagne, a écouté très (trop!) religieusement le génial écossais (né le 12 août 1949 à Glasgow) dans ce véritable temple qu'est le Zénith, et obtenu 3 retours sur scène tant il était sous le charme des artistes…oui, la musique est bien un Art, surtout à un tel niveau de professionnalisme…

Vous l’aurez compris, j’ai pris mon pied !

Redecouvrez la "telegraph road", qui nous conte la naissance des USA...et sa mort programmée..: Il y a longtemps est apparu un homme venant d'un sentier…et il mit sa charge à terre où il pensait que ça convenait le mieux . Il bâtit une maison dans une région sauvage, il construisit une cabane et une réserve d'hiver…et les autres voyageurs vinrent fouler le sentier…puis vinrent les églises, puis vinrent les écoles , puis vinrent les magistrats et puis vinrent les lois… puis vinrent les trains et les camions avec leurs cargaisons, et le vieux sentier délabré devint la route du télégraphe… Puis il y eut des temps difficiles, puis il y eut une guerre… Avant j'aimais aller au travail mais ses portes se sont fermées J'ai le droit d'aller au travail mais il n'y a pas de travail disponible ici… Oui et il disent que nous allons payer ce qui est dû, nous allons devoir récolter le produit de ce qui a été semé… Et les oiseaux s'envolèrent des fils et des poteaux télégraphiques…(extraits de la chanson)

07 avril 2008

L'oiseau de paradis, de CRISTO LORINI

Par Joël, lundi 7 avril 2008 à 00:08 dans Peintures contemporaines

Connaissez-vous « l’oiseau de paradis » (nom botanique : strélitzia reginae) ?

C'est une plante originaire d’Afrique du Sud, qui pousse dans les régions au climat doux et dans les jardins tropicaux et subtropicaux ; son nom provient de la forme curieuse de ses fleurs qui ressemble à une tête d’oiseau.

Dans le langage des fleurs, on dit que l’oiseau de paradis, à la fois fascinant et quasi animal, évoque l’amour charnel, tantôt symbole du mâle pour sa vaillance et sa fierté presque arrogante, tantôt féminin lorsque l’on se penche sur ses formes galbées et son raffinement.

On dit aussi que quel que soit son genre, l’oiseau de paradis est le cadeau des amants épanouis…

Merci à CRISTO LORINI d’avoir su si bien évoquer ce langage des fleurs en explosant sur sa toile leurs belles couleurs jaune, orange, bleu et violet intense et merci de m’avoir permis de posséder cette œuvre…, même si, en regardant le tableau pour la première fois, je n'ai pas pensé à une fleur mais à un combat de coq...résurgences asiatiques évidemment !

PS : Je n'ai pas encore eu le temps de l'encadrer, je voulais vous en faire profiter de suite...Pour le plaisir, quelques oeuvres de CRISTO LORINI, sur son site.

04 avril 2008

A vous de "faire la côte" !

Par Joël, vendredi 4 avril 2008 à 00:36 dans L' Art : cadre juridique et fiscal

Il existe de nombreux ouvrages qui donnent des côtes d'artistes, comme le guide AKOUN, le BENEZIT ou encore le dictionnaire DROUOT. On peut également utiliser des services en ligne ou acheter des bases de données très complètes sur CD-ROM, en particulier celles d’ARTPRICE.

Ces outils sont précieux quand il s'agit des Maîtres du passé ou d'artistes contemporains déjà reconnus. Pour la grande majorité des artistes vivants ces côtes ne sont cependant pas très réalistes. En effet elles sont fondées sur les prix constatés lors d'adjudications dans les salles de ventes publiques, nationales ou internationales ; or, pour l'essentiel, les ventes d'oeuvres d'art se font de gré à gré en dehors de toute structure officielle. Pire certaines côtes sont tout simplement le résultat de ventes aux enchères truquées organisées par des officines peu scrupuleuses.

Déterminer le prix d’une toile est donc tout à fait subjectif, puisque seuls sont quantifiables les coûts liés à la matière première (châssis, outils, tubes de peinture, pinceaux, etc) ; le prix doit donc représenter un équilibre entre l’estimation du temps passé à réaliser l’œuvre, et
* la technique utilisée (huile, aquarelle, acrylique, collage...),

* les dimensions du tableau

* l'expérience et la notoriété de l'auteur, et notamment

- le nombre d'expositions personnelles réalisées par l'artiste

- le nombre d'expositions collectives auxquelles l'artiste a participé

- le nombre d'articles de presse significatifs concernant l'artiste

- l'existence d'un site officiel dédié à l'artiste sur le web

- le nombre de livres consacrés à l'artiste
* sa présence en galerie

* sa formation (école d'art, autodidacte...) etc…

Entre bien entendu également en ligne de compte, pour l’acheteur, le plaisir de posséder une toile véritablement unique faisant naître à sa vue une émotion particulière ou un sentiment fort.

Quand un artiste n’est pas officiellement “côté”, la valeur du tableau est alors fonction de la valeur du “point”, unité de mesure de surface. Les dimensions de chaque toile sont codifiées, avec un nombre et une lettre. Ce nombre varie de 1 à 120, et représente sa surface : c’est le nombre de points ! La lettre (F pour figure, P pour Paysage et M pour Marine) représente le rapport entre la largeur et la hauteur du tableau (plus prosaïquement, ses proportions). Le format “Figure” est presque carré, le format “Paysage” rectangulaire, et le format “Marine”, beaucoup plus panoramique.

Voilà, à vous de « faire la côte » des artistes que vous aimez !