Parlons un peu des toitures chinoises et plus particulièrement des tuiles, pour illustrer l’objet magnifique ci-dessous que j’ai négocié à mort dans une salle des ventes !
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Les tuiles chinoises sont faites en terre grisâtre, la même que les briques, souvent peu cuites. Elles sont de forme demi-canal pour assurer le bon écoulement de l’eau lors des fortes pluies.
Les tuiles fabriquées en terre cuite émaillée et colorée, sont alternativement concaves et convexes. Pour finir le bord du toit et protéger les chevrons, des tuiles spéciales sont produites avec un embout. Ce dernier possède souvent un motif ou un caractère.
Il est courant que les tuiles d'arêtes soient ornées d'une tête de chimère pour les bâtiments importants. Sur les tuiles d’arêtes des nombreuses toitures de la cité interdite, à PEKIN, mais également de temples (comme le temple des Lamas) on aperçoit des figurines en terre vernissée, perchées sur les angles. Ces figurines sont des animaux ou des personnages mythiques, censés protéger les bâtiments des esprits malfaisants.
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On trouve trois couleurs :
Les tuiles jaunes uniquement destinées aux palais de l'empereur. Le jaune fut pendant plus de 2000 ans interdit à tout autre que le fils du ciel. Cette couleur représente l'autorité centralisée de l'Empereur sur l'Empire et symbolise la terre.
Les tuiles bleues, qui évoquent le ciel. Le temple du Ciel à Pékin est un exemple.
Enfin, les tuiles vertes qui sont pour les autres usages, temples, monastères, pagodes, palais princiers et bâtiments administratifs importants.
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La mienne ne devait orner qu'un modeste temple...à moins qu'elle ne vienne de la petite pagode de l'Oie Sauvage, à XIAN, on peut rêver!...
MORETTI, comme je l’ai dit dans mon précédent billet, a réalisé en 1997, 29 tableaux accrochés au plafond de la « galerue » des arcades du Capitole à TOULOUSE.
Vous aurez compris bien sûr qu’Il ne s’agit pas d’une faute d’orthographe mais de la contraction de 2 mots : galerie et rue, puisque ces tableaux ont été réalisés dans la rue et plus précisément sous les arcades, assimilées à une véritable galerie.
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De la Vénus de Lespugue à l’aéronautique et l’espace, des croisades à Carlos Gardel, MORETTI a redonné vie à l’histoire de Toulouse et à ses héros. Les œuvres ont été agrandies et imprimées en sérigraphie, procédé qui résiste aux intempéries, 3 exemplaires de chacune des toiles ont été édités et les originaux confiés au Musée Paul Dupuy.
Cette fresque magnifique, qui mériterait qu’on lève plus souvent les yeux au ciel, se décline surtout en rouge et noir, comme le maillot du Stade Toulousain, et résiste au temps depuis plus de 10 ans maintenant…
Merci à Raymond MORETTI d’avoir participé à l’Histoire et à mon webmaster d'avoir réalisé toutes ces belles photos pour nous faire partager le travail et le talent de l'artiste.
Je me dois, dans cette rubrique, de réparer un oubli fâcheux pour un toulousain : je n’ai encore jamais parlé de Raymond MORETTI.
Né à Nice (nul n’est parfait !), en 1931, de parents italiens ayant fuit le fascisme, Raymond MORETTI se met très jeune à la peinture et réalise à 16 ans sa première œuvre reconnue : « Moïse brisant les tables de la Loi », peinte sur un drap de lit de 140 de large dérobé à sa mère…œuvre aujourd’hui exposée dans un Musée de Jérusalem.
C’est en achetant une litho de l’artiste représentant Moïse (signée au crayon et numerotée EA, 65 X 50, sur papier velin d'arches) que je me suis rappelé que depuis 1997, 29 tableaux étaient accrochés au plafond de la « galerue » des arcades du Capitole, tableaux racontant la saga de Toulouse et des Toulousains.
Je vous parlerais de ces tableaux dans un prochain billet lorsque mon webmaster préféré, qui vient de faire l’acquisition d’un superbe appareil photo, aura œuvré…
Peintre, sculpteur, affichiste, illustrateur, graveur, philosophe et exégète, MORETTI, qui est décédé en 2005 à 74 ans, était un homme d’une grande culture, toujours en quête de spiritualité, d’une belle générosité et d’une amitié fidèle. Surnommé le « Michel Ange niçois », MORETTI, qui peignait la nuit, a été l’ami de Jean Cocteau, de Picasso et de bien d’autres artistes, écrivains et chanteurs.
Passionné d’illustration, MORETTI, qui a été Illustrateur de la 'une' du 'Magazine littéraire' pendant plus de vingt ans, a signé les 'Illuminations' d'Arthur Rimbaud, les dessins du livre d'André Malraux paru sous le tire 'De Gaulle' , et co-écrit, notamment avec Claude NOUGARO, un superbe ouvrage intitulé 'Jazz'.
Le charisme de MORETTI attirait comme un aimant. Et, malgré son succès de son vivant, qu'il acceptait simplement, il est toujours resté lui-même : " je ne suis d'aucune école, je ne suis même pas un peintre, je suis un homme qui peint..."
Modifications de la déduction fiscale en faveur du mécénat d’entreprises
Situation actuelle
Les entreprises qui achètent des oeuvres originales d’artistes vivants pour les exposer au public ou des instruments de musique pour les prêter aux artistes-interprètes qui en font la demande, peuvent déduire de leur résultat imposable le prix d’acquisition de ces biens.
Cette déduction est subordonnée au respect de plusieurs conditions :
- le bien doit être inscrit à l’actif du bilan
- la déduction est plafonnée à 5 ‰ du chiffre d’affaires de l’entreprise ;
- le montant de la déduction doit être inscrit dans un compte de réserve spéciale au passif du bilan.
Compte tenu de l’obligation de créer un compte de réserve au passif du bilan, ce régime exclut de son champ d’application les entreprises individuelles qui ne disposent pas de la faculté d’avoir ce type de compte du fait de l’absence de distinction entre le patrimoine professionnel et personnel.
Mesure proposée
Il est proposé de supprimer l’inégalité d’accès au dispositif du mécénat en fonction du statut juridique des entreprises en abrogeant l’obligation de création d’un compte de réserve. Le bénéfice de la mesure serait ainsi ouvert aux entreprises individuelles.
En outre, afin de tenir compte de la situation des petites entreprises et de les inciter à acquérir des œuvres originales d’artistes vivants ou des instruments de musique, il est proposé de porter le plafond de déduction à 10 ‰ du chiffre d’affaires lorsque celui-ci est inférieur à 5 millions d’euros.
Enfin, il est proposé d’abroger l’obligation de réintégration de la déduction opérée lors de l’acquisition de l’oeuvre ou de l’instrument de musique en cas de restructuration (fusion, scission, apport partiel d’actif) lorsque l’entité qui reçoit le bien s’engage à respecter la condition d’exposition de l’oeuvre au public ou de prêt de l’instrument de musique.
Ces mesures seraient applicables aux acquisitions d’oeuvres originales d’artistes vivants et d’instruments de musique réalisées à compter du 1er janvier 2009. Il en serait de même pour les opérations de restructuration.