En Chine, dans les tombes des IIème et Ier millénaires avant J.C, il était courant de sacrifier des épouses « secondaires », des serviteurs, des soldats pour que le défunt ne manque de rien dans sa vie éternelle de l'au-delà.
Avec l'arrivée des HAN, au IIIème siècle avant J.C, ces pratiques s'arrêtent et on prend l'habitude de remplacer le sacrifice humain par des statuettes de bois, puis de terre.
Souvent de grande taille, la tête réalisée à part, sans prévoir d'ailleurs d'emboîtement particulier dans le corps de la statue, on évoquait ainsi l'aspect sacrificiel des périodes antérieures.
Les thèmes et les motivations cependant sont les mêmes, les statuettes accompagnent le défunt pour le servir; certains ont des fonctions très précises que traduisent leurs costumes.
Ainsi les personnages de la dynastie des HAN, vêtus de lourdes robes croisées sur la poitrine, avec d'amples manches et une chute recouvrant les pieds, sont des projections idéalisées de la classe supérieure et du pouvoir selon le standard en cours à cette époque.
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Avec l'intégration des peuples envahisseurs, apportant sur les routes de la soie toute une technique, une production, un savoir-faire différent, les sensibilités évoluent et les vêtements, les coiffures, les parures changent et deviennent mieux élaborées, plus imposantes.
Le costume des dames de cour de la période des TANG (618-906) évolue avec de longues robes plus élégantes et raffinées, retenues sous la poitrine avec des décolletés arrondis, qui viennent de Perse.
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La mode et la féminité sont éternelles...