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12 mars 2009

L'art des déchirures

Par Joël, jeudi 12 mars 2009 à 00:01 dans Peintures contemporaines

Peut-on dire que Jacques VILLEGLE a initié un mouvement, au début des années 50, en collectant des affiches lacérées, transposant dans ses oeuvres les déchirures abstraites et lyriques de la rue?

Peut-être.

A l'instar du travail de Mimmo ROTELLA, qui a également travaillé avec des affiches publicitaires retournées puis contrecollées ou transposées en trois dimensions, d'autres artistes, tel que Maxa MELTIS, sans avoir recours aux lacérations ni arrachages ont utilisé la juxtaposition de strates de documents imprimés pour laisser apparaître la pertinence et la beauté des préoccupations sociologiques de leur temps.

VILLEGLE qui a dit : « Être le témoin actif d'une humanité riche en contradictions est une de mes ambitions. C'est l'anonyme de la rue qui intervient sur les reflets de la culture dominante... Je passe après. » est bien dans la lignée des Nouveaux Réalistes (Arman, Klein, Tinguely, Niki de Saint Phalle ...), auxquels on l'assimile.

En ce qui me concerne, j'ai tendance à penser que son oeuvre croise aussi les mouvances contemporaines du Pop Art et du Street Art, avec qui de temps en temps elle cohabite, dans la mesure où l'artiste puise ses références et son inspiration dans le peuple et la rue.

Si on parle de mouvement on ne peut pas parler d'école mais VILLEGLE a quand même fait des émules. Le travail d' Armand KOUBY , artiste toulousain de talent, est un prolongement de l'oeuvre du Maître, avec toutefois une recherche plus poussée de l'équilibre des strates et des couleurs et une sensibilité beaucoup plus affirmée que l'art brut de VILLEGLE.

Il est possible que « Les couleurs de l'éternité » vous annonce bientôt la création d'une boutique à Toulouse, avec son concept de couleurs (les tableaux) et d'éternité (les terre-cuites)...et dans ce cas, Armand KOUBY, aura une place de choix...