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18 février 2007

Le SUDOKU

Par Joël, dimanche 18 février 2007 à 17:05 dans Art divers

Dans l'avion, le train, le métro, dans tous les magazines aujourd'hui, vous avez vu des gens, stylo ou crayon à la bouche, réfléchir sur des petites cases dans lesquelles apparaissaient des chiffres ...

C'est le « sudoku », du japonais « su » qui veut dire « chiffre » et « doku » qui veut dire « unique ».

Le jeu est proposé sous la forme d'une grille de 9×9, et composé de sous-grilles de 3×3, appelées « régions ». Quelques cellules contiennent des chiffres, dits « dévoilés ». Le but est de remplir les cellules vides, un chiffre dans chacune, de façon à ce que chaque rangée, chaque colonne et chaque région soient composées d'un seul chiffre allant de 1 à 9. En conséquence, chaque chiffre dans la solution apparaît une seule fois selon les trois « directions », d'où le nom « chiffre unique ».

Un art, le sudoku ?

Jouez avec moi et vous me direz ensuite ce que vous en pensez...

CLIQUEZ ICI

PS : quelques réflexions pour vous aider dans votre méthode :

Réduction par croix : il s'agit, pour chaque chiffre, d'éliminer les cellules où il ne peut pas se trouver. Pour cela, le chercheur trace un trait, imaginaire, sur chaque colonne et chaque ligne où le chiffre apparaît déjà. Les cases qui ne sont pas traversées par un trait sont celles où le chiffre peut encore être inséré. Cette méthode peut être utilisée pour remplir les cellules « les plus simples » en premier. Pour gagner du temps, le chercheur peut commencer par les chiffres les plus nombreux parmi les dévoilés, mais il est important de l'appliquer à chaque chiffre. Pour minimiser le temps de recherche aux autres étapes, cette étape doit être faite de façon systématique, en vérifiant pour tous les chiffres.

Décompte de 1 à 9 pour chaque région, chaque rangée et chaque colonne. Cette étape permet de trouver les chiffres manquants. (Le faire selon le dernier chiffre trouvé peut rendre plus rapide la recherche.) Dans les grilles difficiles, le chiffre à inscrire peut être déterminé en faisant un décompte inversé, c'est-à-dire en tentant de trouver les chiffres qui ne peuvent apparaître dans la cellule.

01 février 2007

Le RAKU

Par Joël, jeudi 1 février 2007 à 00:03 dans Art divers

Le terme Raku est la traduction phonétique d'idéogrammes japonais désignant à la fois une sorte de poterie grossière et un état de félicité, de calme, de bonheur.

C'est pourquoi le Raku trouve son origine dans la réalisation de bols destinés à la cérémonie du thé. Le bol est sacralisé et accède au rang de symbole pur, objet de méditation utilisé avec respect. L'expression individuelle n'apparaît pas dans la fabrication des bols où seule règne l'abstraction spirituelle.

L'argile est façonnée à la main et sa forme aide à l'harmonie créée entre l'hôte qui préside à la cérémonie du thé et ses invités.

La particularité de cette technique est le procédé de cuisson pendant lequel la pièce subira des chocs thermiques violents d'où un résultat tout à fait aléatoire.

L'aspect irrégulier et sobre du bol traduira l'émotion du potier et répondra ainsi aux notions du WABI-SABI (Le Wabi Sabi représente au Japon une vision du monde ou encore un système esthétique. C'est la beauté des choses imparfaites, impermanentes, incomplètes, la beauté des choses modestes et humbles, non conventionnelles , ce qui caractérise en particulier la cérémonie du thé).

Japon XVIII - Musée Adrien DUBOUCHE à Limoges

Ce bol de forme toute simple, au contour irrégulier et en terre de nuance orangée est typique des bols à thé japonais réalisés selon la technique du raku. La symétrie de ces objets n’est souvent qu’apparente et les délicats mouvements de la forme parviennent à pénétrer l’esprit de celui qui la contemple (A. Klein). La technique particulière employée correspond à une longue tradition japonaise, qui consiste à modeler, sans l'aide du tour, une terre plus ou moins finement broyée. Elle est ensuite cuite en atmosphère réductrice ou oxydable à une température élevée de 1200°. L’objet est alors au stade précédent celui du grès. La glaçure naturelle est obtenue au bout de 10 heures de cuisson. Ces bols à thé sont appréciés "en raison de la douceur de la pâte, de leur forme qui s'adapte au creux de la main, du mouvement qui les anime et de la paix qui en émane". (A. Klein, 1984)

Aujourd'hui cette technique s'est développée un peu partout à des fins plus artistiques.

Le Raku est devenu une méthode particulière d'émaillage qui consiste à manipuler les pièces incandescentes, à les plonger dans divers végétaux (souvent copeaux de bois) dont la combustion produit immédiatement une atmosphère réductrice, produisant des effets de couleurs et de matières impossible à obtenir autrement.

En raison des modifications qui apparaissent dans le processus de carbonisation, la texture des pièces présente une infinie diversité et les artisans qui savent manipuler cette terre-cuite dépassent très largement la création de poteries pour donner vie à des tas de personnages ou animaux.