Ayant appris que CRISTO LORINI exposait à la Galerie PRIVILEGE à TOULOUSE, j’y suis allé faire un tour pour admirer ses dernières œuvres qui, dans la continuité de son travail, sont très flamboyantes, chargées de couleurs, de lumière et de matière.
J’ai découvert à cette occasion les sculptures de LOLEK et me suis fait expliquer, par la responsable de la Galerie, fort intéressante et sympathique par ailleurs, le parcours de ce jeune artiste, né en 1984, qui composa ses premiers dessins et pastels à l’âge de 10 ans et exposa ses bronzes à 12 ans.
LOLEK, de son vrai nom Laurent WILGA LERAT, a donc débuté par des toiles aux pastels secs broyés au doigt sur papier, puis a travaillé le bronze à la cire perdue, suite à la réflexion d’un dame qui lors de sa première exposition lui dit : « tu sais, ton tableau on dirait une sculpture, tu devrais essayer”. Ce qu’il fit le lendemain même !
Les gens de ma région ou les connaisseurs diront de suite : « mais c’est du TOUTAIN ! »
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C’est vrai que les formes sont aussi généreuses, les personnages disproportionnés, la gestuelle gracieuse et élancée …
Les personnages de LOLEK, même si la ressemblance avec ceux de TOUTAIN est évidente, sont plus dénudés, ils ont des formes plus simples, plus épurées et, je le dis d’autant mieux que c’est ce qui me plaît, les œuvres de LOLEK, au bénéfice d’une certaine insolence liée à sa jeunesse, sont plus charnelles, plus équivoques, plus provocatrices. J'ai même lu dans un ouvrage qui lui est consacré qu’une partie de ses bronzes révélait nos pulsions animales…
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En parlant d'animal, j'ai demandé à BABOU , mon scottish, mise à l’honneur par LOLEK, ce qu’elle en pensait . Après m’avoir grignoté l’oreille du bout des crocs comme elle sait si bien le faire, elle a mis son long museau soyeux contre mon cou, en soupirant…J'ai même cru discerner un vague rictus : peut-être m'imaginait-elle moi aussi en laisse ?
Un blog, même axé sur l’art, se doit d’être réactif de temps en temps sur les sujets d’actualité…et l’actualité, lundi soir, en tous cas pour moi, c’était le concert de Mark KNOPFLER au Zénith de Toulouse….à chacun sa flamme…
Le génial guitariste de DIRE STRAITS, entré dans la légende dans les années 80 avec des tubes comme « sultans of swing », « money for nothing » ou encore « brothers in arms » ou « romeo et juliette », continue en solo dans sa quête de la beauté musicale absolue.
S’il a perdu quelques cheveux et que les autres ont blanchi, il a gardé toute sa dextérité et sa créativité; je trouve aussi que son timbre de voix est devenu à la fois plus chaud et plus profond.
Entouré de 6 musiciens assez exceptionnels (dont le talentueux John McCusker, sublime à la flûte et au violon celtique), la salle comble du zénith (le plus grand de France avec 9 000 places) a été ….comblée.
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Le public de quadras, venu de toute la région et même au-delà car j’ai vu des véhicules immatriculés dans les alpes et même en Espagne, a écouté très (trop!) religieusement le génial écossais (né le 12 août 1949 à Glasgow) dans ce véritable temple qu'est le Zénith, et obtenu 3 retours sur scène tant il était sous le charme des artistes…oui, la musique est bien un Art, surtout à un tel niveau de professionnalisme…
Vous l’aurez compris, j’ai pris mon pied !
Redecouvrez la "telegraph road", qui nous conte la naissance des USA...et sa mort programmée..: Il y a longtemps est apparu un homme venant d'un sentier…et il mit sa charge à terre où il pensait que ça convenait le mieux . Il bâtit une maison dans une région sauvage, il construisit une cabane et une réserve d'hiver…et les autres voyageurs vinrent fouler le sentier…puis vinrent les églises, puis vinrent les écoles , puis vinrent les magistrats et puis vinrent les lois… puis vinrent les trains et les camions avec leurs cargaisons, et le vieux sentier délabré devint la route du télégraphe… Puis il y eut des temps difficiles, puis il y eut une guerre… Avant j'aimais aller au travail mais ses portes se sont fermées J'ai le droit d'aller au travail mais il n'y a pas de travail disponible ici… Oui et il disent que nous allons payer ce qui est dû, nous allons devoir récolter le produit de ce qui a été semé… Et les oiseaux s'envolèrent des fils et des poteaux télégraphiques…(extraits de la chanson)