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PIXAR ?

Le nouveau PIXAR ? Non, il s’agit des étourneaux qui chaque soir viennent piailler sur la grue du chantier voisin, devant ma terrasse. Ils arrivent vers 18h et repartent une demi-heure après vers les arbres qui bordent la Garonne pour passer la nuit.

Ils sont mignons à voir voleter, se chamailler, se secouer les plumes…Oui, sauf lorsque le bras de la grue surplombe la dite terrasse, avec les dommages collatéraux…Dis, Monsieur Potain, tu pourras la tourner ta grue demain matin ?

Le monastère NOVODIEVITCH

Le monastère NOVODIEVITCHI, à Moscou, est très représentatif des monastères russes : des remparts, des tours de guet, un grand clocher, une superbe cathédrale bulbée où Boris Godounov fût proclamé tsar…Il est édifié dans un beau parc, extrêmement calme, et possède, bien que toujours en activité, une âme véritable…Il est difficile de croire qu’il a servi de prison sous Pierre le Grand …

Récemment classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, il a survécu au passage de Napoléon, grâce à une nonne qui réussit à désamorcer les explosifs placés par les Grognards…

Le site est tout à fait agréable mais si j’en parle c’est parce que j’y ai fait une superbe rencontre.

J’ai eu droit, au détour d'un couloir, à un concert improvisé et personnel, à capella, de la chorale DOROS, qui répétait en vue d’une prochaine tournée…en France. Les dates et lieux n'étaient pas encore fixés, vous pouvez vous tenir au courant sur internet. A ne pas manquer s'ils se produisent près de chez vous.

J’en ai encore la chair de poule…écoutez-en un extrait…

Prière de pénitence pour la Russie, musique de Tchaikovski

Through the window. Instants tannés.

Le ciel, bleu azur au-dessus du train, devient laiteux en accrochant les collines, là-bas, très loin...

La steppe défile à perte de vue, juste hachée par les fils électriques ou téléphoniques, tantôt droits et fiers, tantôt penchés et penauds...

Le panneau lumineux du wagon indique une altitude de 1360 mètres, 9° à l’extérieur. Il est 10 heures ici, 4 heures à Toulouse...

Un sac en plastique venu de nulle part finit sa vie sur le fil barbelé de la clôture qui longe la voie. De sac il deviendra lambeau. La société de consommation est présente même au fonds du désert...

Les chevaux, en liberté, sont magnifiques, le poil luisant et la crinière flamboyante. Je n’irais plus chez le boucher chevalin à mon retour en France...

« Do not use the WC during stop time ». Le train est arrêté, le quai est vide, à part quelques gamins dépenaillés en quête d’une improbable évasion...

Un nuage de pigeons vole à hauteur de la vitre. Une ligne droite, le train accélère, les pigeons décrochent...

Un rapace plane élégamment à contre vent au–dessus de quelques ossements blanchis par le soleil. L’écosystème n’est pas allé jusqu’au bout de son rôle…

Des cabanes en planche, une épaisse fumée noire. C’est une mine de charbon, le sol est riche, les habitants sont pauvres...

Les images du film BAGDAD CAFE me reviennent à l’esprit avec cette sensation de mal-être, de vide, de torpeur mais d'espoir aussi. Nous sommes hors du temps. La chanson me trotte dans la tête. ..

On dit qu’un jour il n’y aura pas assez de place pour tout le monde sur notre planète. C’est faux. Je m’étais déjà fait cette réflexion il y a une dizaine d’années en longeant l’Altiplano, au Pérou. Ce sera simplement à l’être humain de s‘adapter. Déjà aujourd’hui certains arrivent à survivre dans un environnement particulièrement hostile. Nécessité fera Loi ...

Le coucher du soleil est rouge, comme partout ailleurs. Rouge pâle quand même à cause de la laitance du ciel. Sans que le jour ait le temps de réaliser, la nuit l'engloutit d’un seul coup de mâchoire...

La Mongolie est un beau pays... mais pour y vivre, il faut y être né…

L'été sera chaud

En raison du lancement d’ ARTIFISC.FR et des vacances, mes billets vont être espacés au moins jusqu’à fin septembre.

Mais, non, non, je ne vais pas m'arrêter, je t'aime trop!

En fait je profite du mois d’août pour rencontrer, en marge de mes activités professionnelles habituelles, les artistes qui sont partants pour se lancer avec moi dans l’aventure…

Bruno CANTAIS, qui fait passer son émotion par l'abstraction, Jean-Luc REUS dit JIEL, dont on peut dire qu’il est un peu fauviste, un peu cubiste, mon ami Bernard CADENE le peintre de la couleur, Armand KOUBY, apparenté au nouveau réalisme dans la lignée de Villeglé .

D’autres m’ont aussi donné leur accord comme Eric MUNSCH, en Alsace, Jean-Claude BARTHEL en Rhône-Alpes ou encore Lionel CHEVALIER, en Bretagne, et Christian VOGEL, en Isère ou Pierre MONNET amoureux de la nature et de l'eau dans le droit fil des post-impressionnistes , et il va falloir que je m’arrange pour les rencontrer malgré les distances !

Donc l’été sera chargé et peu propice aux billets mais après j’aurais certainement beaucoup de choses à raconter soit dans cette catégorie soit dans la catégorie « peinture contemporaine ».

Ah oui, j’oubliais…. en septembre je prends un peu de vacances avec le transsibérien : Moscou, Irkoutsk, Oulan Baator, Pékin… je vous enverrai des cartes postales…

Le premier pas

On vit une époque où souvent, dans les familles, pris par le travail, par le temps, par les habitudes, on a du mal à communiquer. Question de culture, d’éducation, de convenances…

Et pourtant ça fait du bien de pouvoir parler à un proche de ses soucis, de ses petits problèmes qui polluent la vie, de ses angoisses, de ses interrogations...quelquefois de ses fardeaux lourds à porter tout seul… ça fait du bien d’évacuer les non-dits, les souffrances cachées, les galères…

Mais qui veut partager ? qui peut partager ? Il est toujours difficile de trouver une oreille attentive, une écoute, quelqu’un de confiance qui à défaut de comprendre, ne juge pas…

Et si ce soir on faisait ensemble le premier pas ?

Dans l'air du temps...

Quelques citations d'actualité...

L'homme que j'aime doit être noble et courageux, mais l'homme que je trompe aussi. Anouilh (Jean)

Mieux vaut laisser aux gens le remords de vous avoir grugé que le regret de vous avoir comblé. Jouhandeau (Marcel)

La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache. Malraux(André)

La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder. Hugo (Victor)

La solitude n'est possible que très jeune, quand on a devant soi tous ses rêves, ou très vieux, avec derrière soi tous ses souvenirs. Régnier (Henri de)

Il y a plus d'héroïsme à souffrir longtemps qu'à mourir vite. Crommelynck (Fernand)

S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable. Courteline (Georges Moinaux, dit Georges)

La réalité implacable me conduirait au suicide si le rêve ne me permettait d'attendre. Maupassant (Guy de)

Bon appétit !

J’avais une dizaine d’années, encore à la communale, et j’avais un copain qui avait trouvé le bon filon pour, à la fois, gagner un statut de leader et son argent de poche.

Ses parents lui avaient offert un projecteur, denrée rare à l’époque, et bien entendu tout le monde l’enviait et le « badait »…Riche idée donc qu’il avait eu d’organiser, chaque jeudi après-midi, une séance de ciné chez lui, agrémentée de gâteaux et de boissons.

Moyennant bien entendu participation aux frais, comme on dit aujourd’hui !

A cette époque on regardait religieusement les films super 8 et les vedettes du noir et blanc s’appelaient LAUREL et HARDY et CHARLOT….

A déguster pour le plaisir (mais si vous venez de manger, repassez plus tard...)…

Extrait de "La ruée vers l'Or"

Chansons d'amour

J’aime les chansons d’amour, surtout celles qu'on écoute sans écouter tant la mélodie semble naturelle, celles dont la chaleur apaise le coeur et le corps, celles qui glissent toutes seules sur l'oreiller, qui ramènent la sérénité avant d’éteindre la lumière ou qui s'étirent langoureusement dans les lueurs du petit matin, j'aime la plainte du violon qui s'insinue entre les notes de guitare, ces mots à la fois doux et forts simplement chuchotés, les murmures qui se mêlent et s’emmêlent...

Comme celle-ci par exemple, encore un vinyle exhumé du grenier… « …quand le soleil se pointe à l’horizon, les griffes sont rentrées et tu ronronnes dans mon cou... quand le soleil se pointe à l'horizon, tu promènes endormie tes lèvres douces sur mes reins… »

J’en ai retrouvé plein d’autres, vinyles, certains ne sont même pas sortis sur le Marché…de temps en temps, j’en mettrais un en ligne, pour la nostalgie, après transformation en mp3 …merci AUDACITY de fixer le passé tout en le faisant revivre !

Mon pic vert

Il n'est pas beau, mon pic vert ?

Je dis « mon » car ça fait 2 ou 3 ans que je le vois régulièrement dans ma pelouse à la recherche de son plat favori, les fourmis ; enfin, je pense que c’est le même d’une année sur l’autre (un pic vert peut vivre jusqu'à 7 ans)…

Hier, j’ai pu admirer un long moment son habit vert et sa coiffe rouge et le prendre en photo à travers la vitre de la cuisine…Il piquait régulièrement dans le sol, de son bec puissant et lourd tout en scrutant les alentours au moindre bruissement suspect ; on dit que sa langue à l’extrémité aplatie et enduite de salive peut sortir d'environ 10 cm pour atteindre les insectes vivant dans les cavités du sol et du bois.

Et puis, d’un seul coup, il s’est envolé en poussant un cri aïgu ressemblant à un éclat de rire moqueur…

Ce n’est pas encore cette fois-ci que tu l’attraperas, Babou ! …

Et pour illustrer ce billet et faire plaisir à tous ceux, nombreux, qui aiment les morceaux de musique que je mets sur mon blog, voici un superbe cadeau (L'oiseau de nulle part, qui gardait ma maison...extrait d'un vieux vinyle...)

...à tous ceux qui ont souffert de l'absence...

Un vinyle sous un tas de vieux papiers, au fond du grenier…et c'est toute une partie de mon adolescence qui revient à la surface, une émotion qui oppresse et accélère les battements du coeur...l'angoisse de ceux qui manquent de repères...et de pères ?

C’est fou ce que j’ai pu faire souffrir les cordes de ma guitare sur cette chanson…les yeux embués, la gorge nouée…révolte à fleur de doigts, larmes de détresse et de rage...

La plaie ne s'est pas complètement cicatrisée, malgré toutes ces années - une véritable éternité - mais tu peux reposer en paix, va, je t'ai pardonné...

La porte des étoiles...

Dans mes billets d’intimité, je mets souvent un morceau de musique pour illustrer mon propos ; quelquefois il est facile de faire la relation entre les deux, quelquefois c’est moins convenu, plus ésotérique…

Certaines chansons, peu connues ou oubliées, ont connu un grand succès sur mon blog, notamment Sag Warum ou encore, plus récemment, John Lee Hocker de Johnny Rivers.

Mais celle qui a eu le plus de succès est bien La Grande Ourse d’André Peyron.

Je la remets pour le plaisir:

Et un petit clin d'oeil, symbolique, à Bénédicte de la part de son grand Frère ! :

"Quand tu auras passé la porte des étoiles, lumière éclairera peut-être ton chemin…le vent de mon pays gonflera ta grand voile et la Grande Ourse alors te prendra par la main..."

Régime fruits et légumes

Très régulièrement, et certains lecteurs qui me connaissent vont sourire, je fais un régime ( arrête de rigoler, Michel, tu fais pas mieux ! ).

Pas que je sois obèse mais les kilos superflus arrivent dès que je relâche mon attention et, en plus, ils se logent toujours au même endroit…ils sont vicieux, ces kilos superflus…

Après mon inactivité due à ma fracture du tibia, j’en ai repris une bonne dizaine, alors, je m’y suis remis…

-au p’tit déj, un fruit , un yaourt blanc et du café,

-au déjeuner, de la viande ou du poisson, un peu de féculents, un peu de légumes, du fromage ou du yaourt et un fruit ( 3 oeufs une fois par semaine à la place de la viande ),

-le soir, des légumes, si je n’ai pas mangé du fromage à midi j’ai « droit » à un yaourt ou du fromage blanc (maigre bien sûr),

Un peu de pain, une noix de beurre, un verre de vin et… de l’eau.

Bon, en fait, ce n’est pas très dur à suivre, sauf qu’il faut supprimer les pâtisseries, les sucreries, les sauces ( tout ce qui fait le bonheur de la vie, quoi ! ) et manger légèrement…

En principe, la vitesse de croisière est en moyenne, sur 1 mois, une perte de poids de 3 à 5 kilos…

Mais voilà, avec cette overdose de fruits et de légumes, j’ai rêvé cette nuit à ARCIMBOLDO !

Tant que je ne me change pas en citrouille !

Pour les puristes, je rajouterais que célèbre pour ses têtes anthropomorphes composées à partir de plantes, de fruits, d’animaux et autres éléments, Giuseppe Arcimboldo (1526-1593) fut un peintre très populaire à son époque pour ses portraits et pour l'organisation des fêtes princières de la cour d'Autriche.

Arcimboldo a récemment été exposé au Musée du Luxembourg ( 15-09-2007 / 13-01-2008 ) et l’exposition a connu un franc succès.

Au fait, et vous, les ch'tis, tomate ou melon ?

Et si vous aimez l'accent de RENAUD, allez voir ce film qui vient de sortir dans les salles (sortie Ch'tie le 20, sortie nationale le 27 février)...

Bon anniversaire !

Après 2 jours passés à Paris pour mon boulot et après avoir galéré pour revenir chez moi à cause des contrôleurs aériens, j'ai eu la surprise de découvrir ce matin, à mon bureau, cette banderole que j'ai prise en photo avec mon smartphone QTEK.

Une dizaine de plus...

PS : au mur, un grand tableau de CANTAIS, un autre de DUANER et un de VOGEL, une toile de SIMONUTTI posée à côté de la statue du SICHUAN et, dans le reflet au plafond, une toile de MUNSCH...

Pari gagné !

"C'est moi Laurel, c'est toi Hardy, c'est moi le gros et toi le petit....."

Tout le monde connaît ce refrain...

Tu prétendais que Hardy était plus grand que Laurel et moi le contraire bien sûr !

Il te faut une preuve ?

Voilà !

Pour être complet, le petit maigre c'est Stan Laurel, qui s'appelait en réalité, Arthur Stanley Jefferson, né le 16 juin 1890, à Ulverston, dans le Lancashire en Angleterre et décédé, le 23 février 1965 à Santa Monica en Californie; le "gros" Oliver Hardy, de sa vraie identité s'appelait Norvell Hardy, né le 18 janvier 1892 à Harlem et décédé le 7 août 1957 à Hollywood; nous devons être nombreux à garder de ce célèbre duo du cinéma américain à la fois une grande nostalgie et des souvenirs heureux de notre jeunesse...

Tu ne pouvais pas savoir, tu n'étais pas né !

Miroir, mon beau miroir

Ca fait 3 fois cette semaine qu'on me dit : "tu travailles encore ?"

Miroir, mon beau miroir, que me dis-tu ?

Ai-je l'air fatigué, les traits tirés ? Sont-ce les rides autour des yeux, stigmates de longues expositions consacrées au soleil, qui présument d'une éventuelle retraite ?

Ou bien mon visage reflète-t-il le sourire de celui qui est libre de toute contrainte professionnelle ? La sagesse et la zénitude de celui qui profite enfin de la vie ?

Vas savoir !

Non, non, je travaille encore !

Et comme l'a si bien dit Baltasar Gracian Y Morales, écrivain espagnol du 17 ème siècle : "Il y a des miroirs pour le visage, il n'y en a pas pour l'esprit"...