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Le blog de la galerie

28 août 2007

L'impressionnisme à Montpellier

Par Joël, mardi 28 août 2007 à 00:04 dans Musées

L’été est pour moi propice aux visites de musées et d’expos et vous risquez d’avoir quelques billets sur le sujet dans les semaines à venir !

J’ai découvert ainsi le musée FABRE à Montpellier et particulièrement l’exposition « L’impressionnisme, de France et d’Amérique » qui vient d’être prolongée jusqu’à fin septembre en raison de l’engouement suscité.

C’est l’occasion de rappeler que les collectionneurs des Etats-Unis ont été parmi les premiers à découvrir le mouvement impressionniste. Grâce à l'appui et les relations de Mary Cassatt, artiste originaire de Philadelphie, elle-même membre du groupe avec lequel elle expose en 1879, les grands collectionneurs de la côte Est des Etats-Unis ont constitué des collections fabuleuses, désormais visibles dans les musées américains.

Les liens privilégiés qu'entretient le musée FABRE avec ses homologues outre-Atlantique dans le cadre du French Regional & American Museum Exchange (FRAME), permettent de réunir une sélection d'une cinquantaine de chefs d'œuvre et notamment des toiles peu connues en France de MONET, PISSARRO, RENOIR, DEGAS, CAILLEBOTTE, CASSATT, SISLEY et MORISOT, à qui sont associés deux artistes qui n'ont jamais exposé avec le groupe, mais qui ont contribué de manière décisive à leur succès, Frédéric BAZILLE et Edouard MANET.

Il y a beaucoup d’autres tableaux à admirer et forcément je reviendrais un jour sur Pierre SOULAGES et ses « noirs », qui n'ont rien à voir avec l'impressionnisme, mais je ne résiste pas à vous faire partager mes deux « coups de cœur » de l’exposition.

Tout d’abord « Le parlement de Londres, effet de brouillard » de Claude MONET (toile réalisée en 1903 et appartenant au musée d’Atlanta) ; cette œuvre fait partie d’une série (comme "les meules de foin", dont j’ai vu les originaux à Chicago où encore la série des" nymphéas") et je suis resté un long moment fasciné par ce « fog », à la fois saisissant et insaisissable et qui, pour un peu, nous ferait aimer Londres et la Tamise !

Ensuite, mais j’ai un faible pour Alfred SISLEY et donc je ne suis pas objectif, «La courbe de la seine à Saint-Cloud » (toile réalisée en 1875 et prêtée par le musée de RENNES) m’a fait vibrer par sa construction parfaite, sa profondeur, ses effets de vent et de lumière, la qualité de la touche…

J’ai vu aussi de belles œuvres de PISSARRO et du local BAZILLE mais pour ce qui est de Berthe MORISOT, les toiles exposées sont loin d'être à la hauteur de ce que j'ai vu lors de l’expo de l’an dernier à LODEVE

14 août 2007

Les masques de Chine à Jacquemart-André

Par Joël, mardi 14 août 2007 à 00:36 dans Musées

Le musée JACQUEMART-ANDRE, à Paris, est un somptueux hôtel particulier, construit au Second Empire, qui renferme des trésors de l’Ecole Française du XVIIIè ( FRAGONARD, BOUCHER…), des œuvres des écoles flamande et hollandaise (REMBRANDT, VAN DYCK…) et une collection exceptionnelle de la Renaissance Italienne (BOTICELLI, BELLINI…)

Et c’est très curieusement dans ce cadre magnifique que s’exposent jusqu’au 26 août (dépêchez-vous !) une centaine de masques de Chine, spectacle inattendu en ces lieux, parfaitement mis en scène.

Le visiteur découvre, au gré d’une scénographie originale et passionnante , l’univers mystérieux des rites religieux chinois.

Les masques de bois datent, pour les plus anciens, du XVIè (époque MING), ce qui est tout à fait exceptionnel si on compare, par exemple , aux masques africains, qui ont rarement plus de 100 ans d’âge.

Les masques de "nuo" (= expulsion des démons de la maison) sont à l’origine des masques d’exorcisme chamanique . Le totémisme glisse ensuite vers le culte des héros fondateurs et les masques prennent alors des traits humains.

A l’époque des SONG, le "nuo" passe du rite magique au théâtre populaire, prenant des allures moins féroces, en représentation des personnages de la vie quotidienne.

Ces masques sont superbement mis en valeur, grâce à l’éclairage, dans la pénombre des salons où ils sont exposés, et le descriptif qui les accompagne est franchement bien fait.

PS : le restaurant du Musée mérite qu’on s’y arrête, les salades y sont excellentes et je me suis laissé dire par un spécialiste que le macaron aux pistaches et aux framboises était ... « orgasmique »…