Musée des Abattoirs…Drôle de nom !…En fait il s’agit d’un musée d’art contemporain réalisé sur l’emplacement d’anciens abattoirs, dans le quartier Saint-Cyprien à TOULOUSE . Conçu au XIXe siècle par Urbain Vitry, le site est aujourd’hui classé ; les bâtiments historiques ont été préservés. Conservant son identité d’origine, la halle centrale accueille les collections permanentes et les expositions temporaires.
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La collection des Abattoirs rassemble plus de 2000 œuvres couvrant la seconde moitié du XXème siècle. Elle est constituée d’un fonds moderne centré sur de nombreux courants artistiques nés de la seconde guerre mondiale en Europe (expressionnisme abstrait, abstraction lyrique, art brut, art informel, cobra, gutai, spatialisme, arte povera et trans avant garde, figuration libre) et d’un fonds contemporain représenté notamment par des artistes comme Rauschenberg, Dubuffet, Duchamp ou Soulages.
Il est à noter que le Musée abrite également quelques œuvres surprenantes comme le rideau de scène de Picasso, la collection « coup de foudre » de Daniel Cordier, « la maison où il pleut » de Stéphane Thidet, les hippopotames de Daniel Dewar et Grégory Gicquel ou encore, à l’extérieur, les pièces monumentales de Fernand Léger.
Jusqu’au 20 janvier 2008, le Musée des abattoirs rend hommage à André Marfaing (1925-1987) .
André Marfaing est un peintre français non figuratif. Pour lui, il ne s’agit pas de représenter la réalité naturelle mais de débarrasser la peinture du poids représentatif, de dépasser le tangible pour matérialiser l’implicite, avec un minimum de moyens. Il a travaillé l’huile et la gravure, utilisant principalement le noir, dans une peinture abstraite, ascétique, d’une réelle puissance. Ses émouvants contrastes lumineux, la stupéfiante rencontre du noir et du blanc provoquent une explosion dans le regard.
Marfaing ne titre jamais ses œuvres, ne souhaitant pas influencer le spectateur mais lui laisser plutôt toute liberté d'interprétation : seules les dimensions et la date sont attribuées comme référence.
J'ai beaucoup aimé ce dialogue entre le noir et le blanc, un noir englobant, omniprésent, qui défie le blanc dans un dialogue fait d’ombres et de lumières; le seul regret est que le jour de ma visite le temps était gris et froid alors que pour apprécier la qualité de l’œuvre à sa juste valeur, il vaut mieux un peu de soleil et de ciel bleu dehors…
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