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Le blog de la galerie

04 février 2010

CANTAIS : de l'abstraction au pop-art...

Par Joël, jeudi 4 février 2010 à 16:08 dans Peintures contemporaines

Bruno CANTAIS, exposé à la Galerie et sur le site d’ARTIFISC.FR, s’essaie depuis quelques mois au Pop-Art...

Je vous présente ci-dessous 2 toiles abstraites, réalisées il y a 2 ou 3 ans...

... et 2 toiles récentes inspirées du mouvement Pop-Art qui, pour rappel, a émergé au milieu des années 50 en Grande-Bretagne sous l'impulsion de Richard Hamilton et Edouardo Paolozzi et en parallèle, vers la fin de ces mêmes années, aux États-Unis (Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg ou encore Jasper Johns).

Le Pop art a contesté les traditions en affirmant que l'utilisation d'éléments visuels de la culture populaire produits en série est contiguë avec la perspective des beaux-arts depuis que le Pop art enlève le matériel de son contexte et isole l'objet, ou le combine avec d'autres objets, pour la contemplation. Le concept du Pop art se présente plus dans l'attitude donnée à l'oeuvre que par l'oeuvre elle-même.

N’hésitez pas à dire ce que vous pensez des dernières toiles de Bruno, qui, dans sa phase de recherche, ne renie pas pour autant son style si reconnaissable…

15 novembre 2009

Le PASTEL

Par Joël, dimanche 15 novembre 2009 à 19:44 dans Peintures contemporaines

HISTOIRE DU PASTEL

Le pastel a vraisemblablement été inventé en France et en Italie à la fin du XVe siècle et a été utilisé par Léonard de Vinci grâce à l'impulsion de Jean Perréal.

Il connaît son âge d'or pendant le XVIIe siècle, où ses couleurs franches et son aptitude à imiter fidèlement les tissus, les textures et les lumières le rendent indissociable de l'art du portrait et son apothéose au XVIIIe siècle. Il est notamment utilisé par Maurice Quentin de La Tour, le 'prince des pastellistes', qui met au point une méthode de fixation du pastel aujourd'hui disparue. Jean Siméon Chardin, Jean-Baptiste Perronneau et Jean-Étienne Liotard explorent d'autres voies plus spontanées ou intimistes. Le pastel, symbole de la grâce de l'Ancien régime, tombe en désuétude peu après la Révolution au profit du néo-classicisme et de la peinture à l'huile.

Bien que le pastel n'ait plus jamais retrouvé sa place dans le monde artistique, il continuera à être utilisé, notamment par les impressionnistes (Edgar Degas) et par les nabis (Édouard Vuillard), ainsi que par Odilon Redon.

Il existe toujours d'excellents pastellistes en France et dans le Monde, parmi lesquels Claude CARVIN qui exécute des oeuvres somptueuses, que j'aime beaucoup.

COMPOSITION

C'est une mélange d'une fine poudre de pigments extra-fins, d'agglutinant tel la gomme adragante, et de kaolin ou de matières argileuses. Il se présente sous forme de bâtons cylindriques, carrés, minces ou épais. Avec ses couleurs immédiates, c'est un outil idéal pour la réalisation d'esquisse rapide.

Il y a deux types de pastels différents par la forme et la texture :

- le pastel sec ou doux, très similaire à la craie utilisée à l'école, s'écrasant facilement, que l'on protège à l'aide d'un fixatif,

- le pastel à l'huile, plus récent, dont les couleurs sont plus difficile à fondre mais qui est en revanche plus stable.

PASTEL SEC ou DOUX

C’ est une pâte (d'ou son nom pastel) fabriquée à base de pigments en poudre liés grâce à de la résine ou de la gomme arabique que l'on découpe en bâtonnet pour être vendue en boîte ou individuellement. Les pastels secs se séparent en trois catégories (durs, moyens ou tendres) suivant la quantité de pigment présente dans les bâtonnets. Certaines fabrications sont plus destinées aux portraits par exemple. On peut les fabriquer soi-même à partir de pigment et de craie. En jouant sur les proportions de cette dernière, on dispose d'un vaste choix de tonalité. Chaque fabricant dispose de son propre nuancier, de sa propre numérotation et indique aussi le degré d'intensité à sa façon. Un bon choix de couleur est primordial, les couleurs se mélangeant difficilement à un certain niveau. Les couleurs peuvent perdre de leur éclat et saturer le papier si l'on tente trop de les fondre.

pastels tendres

Ce sont les plus utilisés grâce à leurs atouts. En effet, ils sont riches et éclatants en rendu car leur composition est faite de plus de pigments et moins d'agglutinants. Mais la conséquence c'est une plus grande fragilité car friables et poudreux. On conseille en général d'utiliser un fixatif à chaque étape pour empêcher le ternissement des couleurs

pastels durs

Moins brillants, toujours liés à la composition, il sont plus solide car contenant plus d'agglutinant. Utilisés en priorité pour des travaux préparatoires, pour des dernières touches, ou en association avec d'autres techniques, ils accrochent moins au grain du papier.

PASTELS A L’HUILE

Les pigments et la craie sont liés à l'huile( d'où son nom)et à de la cire, offrant ainsi une plus grande stabilité car moins friables. Fort différents par le maniement et les résultats obtenus par rapport aux pastels secs, les pastels à l'huile peuvent être utilisé avec la peinture à l'huile (car possédant le même liant)dans le cas d'esquisses préliminaires ou pour rajouter des détails. On peut même les dissoudre dans la térébenthine, ou le white spirit pour les mélanger plus facilement car il n'est guère aisé de fondre ensemble les pastels à l'huile en les superposant. Il requièrent moins de fixatif par rapport aux autres pastels toujours à cause de leur composition.

21 octobre 2009

Peinture à l'huile ou acrylique ?

Par Joël, mercredi 21 octobre 2009 à 16:34 dans Peintures contemporaines

La peinture à l'huile est un médium de peinture à séchage lent qui utilise un mélange de pigments et d'huile siccative, ce qui permet d'obtenir une pâte plus ou moins consistante.

La peinture à l'huile était utilisée au 13eme siècle en Angleterre pour de simples décorations et ce n'est qu'à partir du 15eme siècle qu'elle est utilisée comme moyen traditionnel de peinture.

En fonction de la quantité d'huile et pigments que l'artiste ajoute, la peinture peut prendre des semaines ou même des mois à sécher. Le lent processus de séchage peut permettre à l'artiste de travailler sur une même peinture pendant plusieurs sessions, appliquant couche de peinture sur couche de peinture et obtenir des résultats avec beaucoup de texture. Rappel : le « séchage » est en réalité une oxydation de l'huile, qui se polymérise et durcit, sans changer l'aspect de l'œuvre, et en quelque sorte, emprisonne les pigments et permet la conservation de la peinture.

La peinture acrylique est un médium de peinture utilisant des pigments traditionnels mélangés à des résines synthétiques. Elle a été inventée au Mexique au milieu du XXe siècle par des chimistes de l'Institut National Polytechnique de Mexico et apparaît en France dans les années 1960.

Il s'agit d'une peinture à séchage rapide qui se compose donc de résine synthétique et d'essences minérales. La peinture acrylique peut être diluée dans l'eau mais elle devient résistante à l'eau une fois sèche. Ainsi, une peinture acrylique sèche macule irrémédiablement un support et on ne pourra la nettoyer qu'avec des solvants puissants.

En fonction de la quantité de peinture diluée (dans l'eau), le fini de la peinture acrylique ressemblera plutôt soit à une aquarelle soit à une peinture à l'huile.

L'acrylique est souvent utilisée comme une alternative à la peinture à l'huile parce qu'elle sèche beaucoup plus vite (en général en moins d'une heure ou même un peu moins d'une minute, en fonction de la grosseur de l'application). D'un autre côté, les peintures à l'huile peuvent prendre énormément de temps à sécher: quelques semaines ou même quelques mois. Grâce à l'utilisation de certains produits, il est possible de combiner les qualités de l'acrylique (très peu toxique, longévité et coûts bas), avec le lent temps de séchage des peintures à l'huile, ce qui rend plus facile le mélange de deux ou plusieurs couleurs.

En conclusion :

- La peinture acrylique est un médium artistique différent avec ses propres avantages et ses limitations.

- L'acrylique est très résistante sur certains matériaux, comme des panneaux de bois, certains cartons épais, certains types de tissus. On peut donc varier la texture pour donner des effets intéressants.

- La peinture à l'acrylique utilise comme diluant l'eau et elle a la capacité de sécher vite ce qui permet de superposer très rapidement les couches. Certains artistes ajoutent un gel spécial à leurs peintures acryliques pour rendre la texture plus riche ou bien plus transparente.

- La peinture à l'huile utilise comme diluant de l'huile de lin ou de l'essence de térébenthine, mais à la différence de la précédente, elle nécessite du temps et de la patience. Par contre elle offre de pouvoir superposer les couches , mais aussi de les retoucher et de les retravailler. Elle permet aussi de mieux mélanger les couleurs ou de récupérer plus facilement un défaut.

- La durée de vie des peintures à l'huile est grandement supérieure, surtout avec la lumière. Pour l'acrylique, il faut un vernis pour augmenter sa durée de vie et sa résistance a la lumière.

- Dans le cas de techniques mixtes on peut commencer un tableau à l'acrylique et le continuer à l'huile, et non l'inverse, l'huile se modifiant avec le temps, risquant de faire craquer davantage l'acrylique. Attention à une des règles de base en peinture qui est : Gras sur sec, mais jamais sec sur gras!

26 septembre 2009

Nouveau Réalisme : ça déchire !

Par Joël, samedi 26 septembre 2009 à 18:51 dans Peintures contemporaines

Le jeudi 27 octobre 1960, huit artistes et un critique se réunissent au domicile de l'un d'eux pour signer une déclaration qui propose une définition commune de leur pratique artistique. Le Nouveau Réalisme nommé ainsi par le critique Pierre Restany est né.

Les signataires de ce manifeste sont Arman, Dufrêne, Hains, Klein, Raysse, Spoerri, Tinguely, Villeglé et Restany. Plus tard, César, Rotella, Niki de Saint-Phalle et Christo se joignent au mouvement. Ces artistes rejettent chacun à leur manière le travail du peintre. Ils préfèrent puiser dans le monde quotidien de la société de consommation, particulièrement prospère durant les années de reconstruction de l'immédiat après-guerre. La ville est leur terrain de prédilection.

Ils s'approprient ainsi toutes sortes d'objets banals, usés ou de matériaux récupérés qu'ils soumettent à diverses manipulations :

Compression : César

Accumulation : Arman

Empaquetage : Christo

Décollage : Dufrêne, Hains, Rotella et Villeglé

En 1963, la dissolution du Nouveau Réalisme ne modifie en rien la poursuite artistique des décollagistes. Ainsi, en 1969, Jacques Villeglé élabore un nouveau langage à partir des " signes socio-politiques ", Raymond Hains approfondit et conceptualise ses expériences photographiques vers 1976.

Avec l'avènement du Minimalisme, de l'Arte Povera, du Land Art et de l'Art Conceptuel, à la fin des années 1960, la pratique du décollage d'affiches lacérées et le Nouveau Réalisme en règle générale, passent sans transition du statut d'avant-garde à celui de référence historique.

Ils sont quatre compères, adeptes du nouveau réalisme, à effectuer ce qu'on appelle des décollages : les artistes s'attaquent aux panneaux publicitaires ou aux murs et leur enlèvent les multiples couches d'affiches qui les recouvrent pour en faire des oeuvres d'art. Mélange d'images, de couleurs, du relief et surtout du réalisme : on est pleinement dans la continuité du ready made de Marcel Duchamp.

On peut noter en général chez François Dufrêne une absence de contexte, le texte des affiches étant très difficiles à identifier, seuls quelques mots ressortant . On a clairement une recherche esthétique : beaucoup de couleurs , du rouge, mais aussi du noir et du blanc. Les morceaux sont clairement de tailles variées et on note pas mal de traces de déchirures mettant en avant la matière papier.

Chez Jacques Mahé de la Villeglé, le style est clairement différent. Les affiches sont déjà plus identifiables et on sent une variété d'affiches plus importante. Les couleurs choisies sont plus vives et sautent plus aux yeux. On reconnaît également une thématique un peu rock'n'roll dans les morceaux. Ceci sont également plus clairement définis et prennent plus d'espace.

Encore un style différent chez Mimmo Rotella. Un thème commun récurrent en tout cas les pin-ups à la Marylin Monroe, icône pop-art. Les affiches de fond sont entières souvent, et on compte au total pas plus de deux trois affiches d'épaisseur. Les morceaux sont très épars, en très faible quantité, mettant très en avant l'affiche principale.

Raymond Hains enfin a un style proche de celui de François Dufrêne. Ses affiches lacérées font difficilement ressortir un contexte particulier. Les déchirures sont importantes au point qu'il devient difficile de décerner le moindre détail d'une affiche. Les morceaux sont présents en abondance et en tailles variées.

Et si vous voulez voir la synthèse de tous ces travaux, venez apprécier l’exposition qui a lieu jusqu’au 24 octobre à la Galerie Les couleurs de l’Eternité à Toulouse au 6 rue du Rempart Saint Etienne, exposition consacrée à Armand KOUBY.

Le vernissage a eu lieu jeudi 24 septembre en présence de l'artiste et a eu beaucoup de succès...(les petits fours aussi!). Pour ceux qui n'ont pas pu venir et qui s'intéressent à ce mouvement, l'artiste sera également présent les 30 septembre, 7 octobre et 14 octobre de 16h à 19h.

23 septembre 2009

"Un parcours de couleur" (titre de l'oeuvre)

Par Joël, mercredi 23 septembre 2009 à 22:20 dans Peintures contemporaines

Cette superbe toile d’Eric MUNSCH, qui est restée un temps aux murs de mon bureau professionnel, a fait l’unanimité du personnel…

Ce jeune peintre né en 1972 n’en finit pas de m’étonner par sa créativité, la sureté de son trait, la maitrise du geste, la sensibilité et la pureté de ses compositions.

Une future exposition aux Couleurs de l’éternité ?

12 septembre 2009

Même la presse...

Par Joël, samedi 12 septembre 2009 à 13:25 dans Peintures contemporaines

....en parle, notamment le journal d'annonces légales L'opinion Indépendante.

La galerie Les Couleurs de l'éternité organise son premier vernissage le jeudi 24 septembre prochain, dans sa boutique au 6 rue du Rempart Saint-Etienne à Toulouse.

C'est le peintre-affichiste Armand KOUBY, un régional, qui a bien voulu nous faire l'honneur d'ouvrir une série de vernissages que nous espérons longue et porteuse pour les artistes qui y participeront.

Venez nombreux (mais pas trop quand même sinon il n'y aura pas assez de petits fours pour tout le monde !)

30 août 2009

Exposition et vernissage KOUBY

Par Joël, dimanche 30 août 2009 à 14:08 dans Peintures contemporaines

A partir du 21 septembre 2009 et jusqu'au 24 octobre, la Galerie Les Couleurs de l'éternité expose au 6 rue du Rempart Saint-Etienne à TOULOUSE des oeuvres d'Armand KOUBY .

Armand KOUBY est bien connu dans la région Midi-Pyrénées par son brillant passé d’expert-comptable et de commissaire aux comptes.

Mais Armand peint aussi depuis son plus jeune âge et s’il est passé au fil du temps du figuratif à l’abstraction, il se réalise aujourd’hui au travers de la technique des affichistes : il déchire, il assemble, il colle, il incorpore, il projette.

Armand KOUBY déshabille les murs pour habiller ses toiles, spontanément, sans pudeur. Les affiches récoltées partout dans le monde, abandonnées à la rue et aux intempéries, sont récupérées et recomposées grâce à la savante alchimie de l’artiste. Elles retrouvent leur liberté pour une nouvelle vie…

On peut parler de « nouveau réalisme » ou d’ « affichisme », dans le prolongement de l’oeuvre de Rauschenberg, de Villeglé ou encore de Rotella.

Pour ma part, j'estime cependant que le travail d’Armand KOUBY, que je qualifierais de « street art indoor », apporte une vision différente, plus caustique mais aussi plus élaborée du fait de l’équilibre des formes et des couleurs, des projections et quelquefois des textes : la précision du spécialiste du chiffre traverse l’esprit mais disparaît immédiatement devant l’émotion de l’œuvre finie.

Armand KOUBY , avec près de 70 expositions dans le monde, est côté et figure dans les sites ARTPRICE, AKOUN, DROUOT COTATIONS, et dans l’édition 2009 du LAROUSSE DES COTATIONS.

Vernissage en présence de l’artiste le 24 septembre, à partir de 18h.

Tous mes lecteurs sont cordialement invités!

02 juillet 2009

KARM et le graff

Par Joël, jeudi 2 juillet 2009 à 00:07 dans Peintures contemporaines

Le talent d’Armand KOUBY commence à être reconnu dans de nombreuses galeries en France comme à l’étranger.

Dans le droit fil de VILLEGLE ou de ROTELLA, Armand nous transmet sa passion au travers de compositions toujours mieux équilibrées, toujours mieux élaborées. Inspiré par la culture urbaine, il rajoute aujourd’hui un soupçon de graff à ses toiles pour mieux marquer son territoire et rappeler que son œuvre à vocation à faire revivre et perdurer les affiches qu’il sauve de la rue et de l’oubli…

Armand KOUBY expose à la galerie « Les couleurs de l’éternité » rue du Rempart Saint-Etienne, à Toulouse, allez voir ses réalisations…

Regardez bien aussi les toiles ci-après : si vous repérez où se trouve l'esprit du graff, vous gagnez le droit de développer l’idée qu’il n’y a pas de graffiti sans transgression…