Il s'agit d'un tout jeune artiste né en 1970 dans les Vosges et totalement autodidacte.
Sculpteur à ses moments perdus, il s'est mis recemment à la peinture et je pense qu'il est promis à un bel avenir compte tenu de la qualité de ses oeuvres.
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| "Quartier Nord" |
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| "Terre brûlée" |
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| "Yellow stone" |
L'harmonie des couleurs est agréable, le trait est sûr, il se dégage un sentiment de puissance de ces peintures qui paraissent tout à fait élaborées pour un jeune peintre.
Ces tableaux me font penser un peu à ceux de Bruno CANTAIS dont j'ai parlé dans un
Le rouge du Quartier Nord est trés symbolique et dégage de la force et du feu, l'ocre de Terre brûlée nous renvoie à l'aridité et la fragilité de la terre, le jaune et le vert de Yellow Stone sont trés représentatifs de la nature et de son équilibre.
Message à l'artiste : j'attends avec impatience un tableau avec un fond bleu pour rappeler le ciel, le vent et l'eau...
Que dire de mieux que ce superbe hommage rendu à l'artiste par Michèle Pichon, Agrégée de Philosophie ?
" Espaces habités par le vent, course du vent dans laquelle, inexorablement, est entraîné le regard du spectateur: la peinture de Jean Claude Barthel s'impose d'abord par sa dynamique.
Comment naissent ces rafales, ces souffles véhéments qui font frémir comme des voilures les plages colorées, traçent des lignes qui scient et flagellent l'espace dans une impétueuse chevauchée?
Une gestuelle vigoureuse impulse le mouvement aux éléments graphiques, détermine des directions, ouvre des chemins. Il arrive que l'espace soit traversé de cinglantes blessures de feu. En opposition à cette dynamique violente, immédiatement manifestée, une autre se révèle, plus interne, plus cachée, présente dans l'intimité d'une matière minérale et cristalline que l'artiste anime de vibrations grâce à une technique particulière de glacis où les couches supérieures sont constituées de lignes serrées et ténues, parfois à peine perceptibles. Ainsi des plages de couleur claire marquent un temps d'arrêt dans le mouvement violent, dessinent des aires de silence et de paix dont les vibrations internes et la géométrie hésitante des bords souligne le caractère provisoire.
Porteur de mort et souffle de vie: tel se présente le vent. Il y a bien, dans l'oeuvre de Jean-Claude Barthel, quelque chose de cette action ambivalente: violence destructrice et force tonifiante.
Les mêmes souffles animent les dessins. Les formes géométriques s'assemblent, s'interpénètrent, interagissent de manière à créer des lignes de force qui orientent la composition et lui confèrent une unité dynamique. La couleur, utilisée avec beaucoup de finesse, fait vibrer l'espace intérieur des figures, espace toujours ouvert afin que s'effectuent entre les éléments graphiques ou chromatiques des passages subtils , des mélanges discrets.
Isolées, les formes euclidiennes sont vouées à l'immobilité. L'art de provoquer leur rencontre, allié à celui de la couleur, permet de les mettre en mouvement. Jean-Claude Barthel y parvient avec beaucoup de talent et d'originalité. Son oeuvre nous offre une belle unité de style. "
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| "Archipel" |
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| "Iceberg" |
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| "Le port" |
Lui-même dit : "Ce qui m'interesse, c'est rêver et faire rêver..."
Il y a toujours dans les peintures de BARTHEL une ligne directrice, un sens du mouvement qui vient de nulle part et tend vers l'infini.
Les paysages sont suggérés et rehaussés par les couleurs, le rêve et la réalité se rejoignent mais demeurent insaisissables...
Allez faire un tour dans son atelier et laissez vous porter par le souffle du vent... Jean-Claude BARTHEL