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Le blog de la galerie

18 avril 2007

Riccardo SIMONUTTI

Par Joël, mercredi 18 avril 2007 à 00:54 dans Peintures contemporaines

Tous les peintres ont, bien sûr, un environnement, une histoire, une évolution, qui leur sont personnelles.

Certains sont attirés vers la peinture très jeunes, d'autres y viennent sur le tard, après d'autres expériences bien souvent artistiques, certains sont autodidactes, d'autres suivent les diverses filières proposées par les écoles...

Ils sont souvent influencés par tel ou tel maître, s'empreignent de leur oeuvre et essaient de trouver leur propre style, leur propre vérité.

Riccardo SIMONUTTI, jeune artiste né en 1973, ne se cache pas de son attirance pour Cezanne, De Staël, Soutine ou Hokusaï.

Il démarre sa carrière par le portrait et la caricature tout en étant attiré par l'impressionnisme et l'expressionnisme.

Partant du principe, comme il le dit lui-même, que « réussir un tableau, ce n'est pas peindre ce qui est mais ce que l'on voit », il se dirige doucement vers une peinture plus épurée, plus harmonieuse, plus esthétique, plus abstraite...

Il aime jouer avec la matière, les couleurs, la lumière et les contrastes et on sent que Nicolas de Staël l'inspire et le guide dans ses nouvelles toiles...

Jugez-en vous même :

R.Simonutti : Boulevard des Italiens
R.Simonutti : Le phare de Carteret
R.Simonutti : Pereire Sud
N. de Staël : Etude de paysage

Riccardo Simonutti a un site : içi et expose au mois de Juin prochain au Plaza del Toro - Paris 6eme ( St Sulpice )

Si j'ai retrouvé l'usage de ma jambe, je me ferais un grand plaisir d'y aller et de partager un moment avec l'artiste, très sympathique...

06 avril 2007

CANTAIS et BAUDELAIRE

Par Joël, vendredi 6 avril 2007 à 00:32 dans Peintures contemporaines

« J'apprécie un tableau par la source d'idées et de rêveries qu'il apporte à mon esprit » a dit BAUDELAIRE.

Je partage bien entendu cet avis et, si je pouvais me permettre de compléter la réflexion du poète, j'ajouterais qu'en ce qui me concerne, et en toute modestie, la couleur et la matière participent largement à l'émotion qui peut naître d'un tableau.

La toile ci-dessous, que j'ai accrochée sur le mur derrière mon bureau, provoque l'admiration de la plupart de mes visiteurs; en plus de ses dimensions imposantes (120 X 120), qui mettent en exergue tout le travail et la recherche de l'artiste, elle a toutes les qualités que l'on peut attendre d'une oeuvre d'art (par rapport à un tableau « décoratif ») :

- les couleurs primaires, qui s'exaltent entre elles et qui, par leur intensité et la finesse de la touche, provoquent un vif effet de lumière,

- la matière, travaillée en touches plus ou moins épaisses, plus ou moins encadrée, structurée, et qui donne au tableau un découpage particulier (même si certains estiment que la « grande peinture » doit être « lisse »),

- la puissance de l'abstraction qui procure à chaque spectateur un sentiment différent (ou provoque une grande incompréhension, c'est selon !) et une évasion qui, quelquefois, gomme toute réalité pour atteindre l'infini...(je me souviens à cet instant précis du mur bleu de MIRO à Barcelone et des gens qui, assis sur le banc, le contemplaient en essayant peut-être de trouver une réponse....)

Voyez-vous comme moi le petit coléoptère en haut à gauche, étonné ou effrayé, qui se demande, dans ce dédale de rues, quel chemin il va bien pouvoir emprunter pour échapper à ses poursuivants !

Les champs bleus semblent tout indiqués, mais attention aux fausses pistes sans issues, et encore, que va-t-il trouver au bout du chemin ?

Ce tableau a été réalisé par Bruno CANTAIS, dont j'ai parlé à plusieurs reprises, qui dit lui-même de sa peinture : « la toile, évocatrice de mon inconscient, vous invite au partage, à capturer l'instant présent, l'insaisissable, le reflet. J'aspire à ne donner que l'essentiel : l'émotion. »

Ce pourrait être du BAUDELAIRE, non ?

J'expose aussi Bruno CANTAIS dans mon bureau des Minimes : Signature Ville