Il s'agit d'un Groupe très rare et exceptionnel de 4 cavaliers et leurs montures, datant de la dynastie SUI (518-618 ap. JC).
Ce nouvel arrivage provient de la même fouille, les pièces ont été fabriquées à partir d'une terre ocre à laquelle on a intégré des pigments de couleur.
Les chevaux et les cavaliers portent des armures et les casques ont des pointes. Cet ensemble est très représentatif de l'époque SUI.
Pour mémoire, la dynastie Sui succède aux dynasties du Nord et du Sud et précède la dynastie Tang.
Bien qu'éphémère la dynastie Sui réussit à unifier le pays en 589 dans la mesure où elle met fin à quatre siècles de division, et impose par ses réformes et ses grands travaux une unité qui dès lors sera considérée comme naturelle. C'est de cette époque que datent les premiers dictionnaires chinois indiquant la prononciation. En dépit de sa faible durée de vie, cette dynastie se caractérise par l'importante réunification du Nord et du Sud, par les immenses tâches de construction du Grand Canal et de reconstruction-expansion de la Grande Muraille de Chine.
Ces terre-cuites bénéficient d'un test de thermoluminescence réalisé par le laboratoire OXFORD, laboratoire incontesté et n°1 au monde pour ce type de test.
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Quand on évoque la terre-cuite, on pense essentiellement à la brique, utilisée depuis des millénaires dans la construction pour ses qualités thermiques, d'hygrométrie et de résistance mécanique.
A TOULOUSE, surnommée la "ville rose" en raison justement de la couleur de ses immeubles bâtis en brique, il existe un autre aspect de la terre-cuite : les serviteurs, courtisanes, chevaux, cavaliers, soldats et autres objets de la vie quotidienne proposés par la Galerie Les Couleurs de l'Eternité...
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Un peu d’histoire à propos de la dynastie MING qui de 1368 à 1644 vit se succéder plus d’une quinzaine d’empereurs.
Le fondateur de cette lignée, Zhu Yanzhang, connu sous le nom de HONGWU, fut orphelin très jeune et malgré ses origines humbles, il devint un véritable leader national en battant les derniers YUAN en place. C’est sous son règne qu’apparut le papier monnaie et que se développèrent les arts, notamment l’industrie de la porcelaine ou encore le commerce maritime.
Le dernier empereur Ming, CHONGZHEN, se suicide en avril 1644 quand les troupes de Li ZICHENG, formées de paysans révoltés, entrent dans Pékin. Ce sont les QING qui vont succéder à la dynastie des MING.
Plusieurs ventes de statuettes de la période MING ont eu lieu au mois de mai à la Galerie.
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Il en reste quelques unes à la vente, dont celle ci-dessous représentant un dignitaire assis, avec de superbes couleurs verte et aubergine...Cette statuette est particulièrement représentative de la dynastie MING dans la mesure où HONGWU restaura le système traditionnel des examens en sélectionnant par ailleurs les fonctionnaires et les bureaucrates en fonction de de leur mérite et de leurs connaissances en littérature et en philosophie.
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Il reste aussi une série complète représentant les 12 signes du zodiaque chinois...
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Derrière la vitrine principale de la boutique, une paire de soldats HAN avec une polychromie superbe (plutôt rouge qu’orangé).
Chacun sur un socle en plexiglas.
Ces 2 soldats, qui mesurent environ 30 cm, sont très représentatifs de la période HAN, tant au niveau de l’habillement – tunique, pantalons bouffants - que de la gestuelle. Bien entendu les armes en bois ou les boucliers qu’ils tenaient dans les mains n’ont pas résisté à l’épreuve du temps.
L’un d’entre eux a une particularité : il a un carquois dans le dos.
Ces 2 pièces ont été testées et possèdent un certificat de thermoluminescence qui atteste de leur dernière date de cuisson.
Avouez que malgré leur grand âge (206 av JC - 220 ap JC), avec leurs yeux ronds, leurs sourcils bien dessinés et leur bouche qui fait la moue, ils sont trognons, non ?
C'est fait, la société que je co-gère, ARTIFISC.FR , ouvre une boutique, début mai, rue du Rempart Saint-Etienne à TOULOUSE (plein centre-ville à 50 mètres de la rue de Metz et de la salle des ventes PRIMARDECO), le plus dur ayant été de convaincre mon associé de la pertinence du projet !
Le concept sera un peu différent d'ARTIFISC.FR pour se rapprocher de mes passions puisque cette boutique vendra à la fois des tableaux de peintres vivants et des terre-cuites chinoises.
Je souhaite un lieu convivial, de rencontre entre amateurs de peinture et amateurs d'archéologie, le lien commun étant bien entendu résumé dans l'édito de mon site:
"Si l'homme est un être passionnel, c'est qu'il est non seulement un être de besoin mais aussi et surtout un être de désir; si le besoin trouve à se satisfaire dans un objet fini, le désir ne saurait trouver "d'objet" à la mesure de la quête qui le constitue et qui est infinie...." ( FREUD ) Ce site voudrait être un maillon entre le passé et le présent, entre ces terre-cuites anciennes qui accompagnaient les défunts dans l'au-delà à la recherche d'une vie meilleure et ces tableaux de peintres contemporains qui expriment, par leurs couleurs et leurs formes, un message qu'ils espèrent éternels... Les terres-cuites chinoises et les peintures figuratives et abstraites sont ma passion et ma quête est infinie à défaut d'être éternelle..."
En ce qui concerne les peintures, une grande place sera faite à Armand KOUBY mais aussi à d'autres oeuvres abstraites et figuratives, pour qu'il y en ait pour tous les goûts. L'objectif est de proposer des toiles d'un format 12F ou équivalent, particulièrement représentatives des peintres exposés, à un prix abordable, et des terre-cuites de qualité "musée"...
A bientôt !
En Chine, dans les tombes des IIème et Ier millénaires avant J.C, il était courant de sacrifier des épouses « secondaires », des serviteurs, des soldats pour que le défunt ne manque de rien dans sa vie éternelle de l'au-delà.
Avec l'arrivée des HAN, au IIIème siècle avant J.C, ces pratiques s'arrêtent et on prend l'habitude de remplacer le sacrifice humain par des statuettes de bois, puis de terre.
Souvent de grande taille, la tête réalisée à part, sans prévoir d'ailleurs d'emboîtement particulier dans le corps de la statue, on évoquait ainsi l'aspect sacrificiel des périodes antérieures.
Les thèmes et les motivations cependant sont les mêmes, les statuettes accompagnent le défunt pour le servir; certains ont des fonctions très précises que traduisent leurs costumes.
Ainsi les personnages de la dynastie des HAN, vêtus de lourdes robes croisées sur la poitrine, avec d'amples manches et une chute recouvrant les pieds, sont des projections idéalisées de la classe supérieure et du pouvoir selon le standard en cours à cette époque.
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Avec l'intégration des peuples envahisseurs, apportant sur les routes de la soie toute une technique, une production, un savoir-faire différent, les sensibilités évoluent et les vêtements, les coiffures, les parures changent et deviennent mieux élaborées, plus imposantes.
Le costume des dames de cour de la période des TANG (618-906) évolue avec de longues robes plus élégantes et raffinées, retenues sous la poitrine avec des décolletés arrondis, qui viennent de Perse.
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La mode et la féminité sont éternelles...
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Certaines amphores comme celle-ci ont été trouvées dans des tombes datant de la période "des Printemps et Automnes" (770 - 475 av JC).
Celle qui fait partie de ma collection date des HAN Occidentaux (206 av JC - 9 ap JC) et a été déterrée dans la province du Sichuan.
La forme de ces vases fait penser à un corps de femme (deux anses incurvées évoquant des bras arrondis autour d'une taille fine, reposant sur des hanches larges).
Dans les pays anglo-saxons, on parle d'amphores "swirling eyes", à cause des cercles évoquant des yeux, autour du corps.
Ces terre-cuites, toujours de couleur grise, ont été trouvées en grand nombre il y a une dizaine d'années, mais aujourd'hui elles se font rares sur le marché. En dehors de l'aspect morphologique du corps, c'est le bec verseur, pincé au milieu, qui en fait sa particularité.
Parlons un peu des toitures chinoises et plus particulièrement des tuiles, pour illustrer l’objet magnifique ci-dessous que j’ai négocié à mort dans une salle des ventes !
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Les tuiles chinoises sont faites en terre grisâtre, la même que les briques, souvent peu cuites. Elles sont de forme demi-canal pour assurer le bon écoulement de l’eau lors des fortes pluies.
Les tuiles fabriquées en terre cuite émaillée et colorée, sont alternativement concaves et convexes. Pour finir le bord du toit et protéger les chevrons, des tuiles spéciales sont produites avec un embout. Ce dernier possède souvent un motif ou un caractère.
Il est courant que les tuiles d'arêtes soient ornées d'une tête de chimère pour les bâtiments importants. Sur les tuiles d’arêtes des nombreuses toitures de la cité interdite, à PEKIN, mais également de temples (comme le temple des Lamas) on aperçoit des figurines en terre vernissée, perchées sur les angles. Ces figurines sont des animaux ou des personnages mythiques, censés protéger les bâtiments des esprits malfaisants.
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On trouve trois couleurs :
Les tuiles jaunes uniquement destinées aux palais de l'empereur. Le jaune fut pendant plus de 2000 ans interdit à tout autre que le fils du ciel. Cette couleur représente l'autorité centralisée de l'Empereur sur l'Empire et symbolise la terre.
Les tuiles bleues, qui évoquent le ciel. Le temple du Ciel à Pékin est un exemple.
Enfin, les tuiles vertes qui sont pour les autres usages, temples, monastères, pagodes, palais princiers et bâtiments administratifs importants.
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La mienne ne devait orner qu'un modeste temple...à moins qu'elle ne vienne de la petite pagode de l'Oie Sauvage, à XIAN, on peut rêver!...